Qu’on l’appelle « RER Catalan » ou autrement, peu importe, c’est en réalité l’objectif poursuivi qui compte. Et l’objectif c’est de mettre sur le rail un pourcentage important de voyageurs qui empruntent chaque jour les routes des PO direction Perpignan. Il y a déjà plus de cinq ans que le PCF66 a élaboré cette proposition, la majorité départementale en a fait une de ses propositions de campagne électorale, un de ses projets phares pour ce mandat concernant les mobilités avec les voies vertes ou véloroutes et aussi les routes que le Département continue de financer. Avec l’argent que va engloutir le gouvernement pour faire face aux aides promises afin de compenser les hausses des carburants dont il rafle au passage plus de 50% sur la valeur de chaque litre, n’est-ce pas le moment rêvé de faire avancer cette proposition innovante, moderne, économe, durable? L’objectif est que les collectivités concernées : communes, Département, Région se saisissent du projet, l’affinent, et proposent au gouvernement une expérimentation sur notre territoire qui a la chance unique pour un département rural d’avoir conservé une grande partie de ses voies ferrées même si quelques unes ne servent qu’au fret ou au tourisme.
L’idée c’est de mettre en place des navettes ferroviaires très régulières toutes les heures maxi, propres, peu chères, adaptées aux besoins au départ de Céret via Elne, de Cerbère, du Fenouillèdes, de Villefranche de Conflent.
L’idée c’est d’offrir aux habitantes et habitants du département une autre perspective que celle de passer des heures dans les bouchons aux entrées de Perpignan notamment que l’on viennent de Rivesaltes, du Boulou, d’Elne.
L’idée c’est de redonner du pouvoir d’achat aux ménages; de diminuer le taux de particules fines dans l’air, issues des moteurs à explosions, qui détruisent nos poumons; de faire économiser de l’argent à la sécu; de moins artificialiser et de dépenser moins d’argent à construire des routes, des déviations, des rocades ou des ponts.
Il n’y a pas plus moderne comme proposition de mobilité aujourd’hui d’autant que les réflexions et expérimentations sur l’hydrogène vert sont bien avancées. C’est selon nous à l’État et à la SNCF d’assumer le coût de cette expérimentation (entre deux et trois cent millions d’€), qui tendrait à prouver que le rail est viable comme solution alternative à la route. C’est une goutte d’eau comparer aux milliards que vont couter les mesures quelques peu électoralistes du gouvernement qui viennent s’ajouter au coût déjà exorbitant du tout routier pour la sécurité sociale, les collectivités territoriales, l’état lui même et les ménages.
Donc oui, le RER Catalan c’est maintenant que tous ensemble nous devons l’exiger!
Nicolas Garcia.