Faut-il diviser les dizaines de milliers d’électrices et d’électeurs dans les PO (près de 7,5 millions en France) qui ont voté Jean-Luc Mélenchon le 23 avril?

Faut-il laisser les mains libres à E. Macron pour mettre en oeuvre sa politique libérale de droite dès cet été par ordonnances, quand on sait qu’il ne peut le faire que si le Parlement l’y autorise?

Faut-il prendre le risque : que la droite républicaine (LR) gagne les législatives; que le PS responsable de la situation du pays et qui a trahi son propre candidat B. Hamon, s’en sorte; que le FN apparaisse, à l’Assemblée nationale, comme la seule force d’opposition aux desseins libéraux.

Non, répondent le PCF66 et une dizaine d’anciens syndicalistes (CGT, FSU, CFTC), qui militent pour des candidatures communes, porteuses de progrès social et de résistance à la casse sociale.

Pour le PCF66 qui organisait une conférence de presse avant de se rendre à l’invitation des anciens syndicalistes, avec l’ensemble de ses candidats titulaires et suppléants pressentis pour les législatives, les choses sont claires : il faut des candidatures communes à tout le moins avec France Insoumise. Le PCF66 est prêt à retirer ses candidats titulaires et suppléants dans les 2ème et 3ème circonscriptions, voire même la suppléante sur la 4ème.

On peut avoir le plus beau et le plus ambitieux projet du monde, si on n’a pas un seul député en France pour le porter, à quoi cela sert? Au reste comment défendre le monde du travail et les plus faibles si aucun député de notre gauche de la transformation sociale et environnementale, n’entre au Parlement?

La réunion à la Bourse du Travail s’élargit un peu plus. Sont là, à titre individuel, deux militants de FI très favorables aux candidatures communes, le NPA, l’ERC, EELV, et des militants socialistes connus, fidèles à Benoît Hamon. Chacun note l’envie, le besoin, la nécessité pour notre peuple surtout de dépasser les divisions et de trouver le chemin de l’union et du rassemblement. Les anciens syndicalistes insistent fortement sur cette question cruciale et chacun prend la parole. Naturellement, rien n’a pu encore sortir de concret de cette rencontre, en particulier parce que la France Insoumise d’une part ne veut rien entendre et a refusé de participer à la rencontre et d’autre part le PS est plus sur des alliances souterraines avec Macron… Pour autant elle ne restera peut-être pas lettre morte.

A noter que lundi à Céret un collectif de citoyens important, qui milite pour une candidature commune sur le département et sur la quatrième circonscription, singulièrement entre le PCF – Front de Gauche et la France Insoumise, en appelle aux citoyens et aux candidats potentiels pour une rencontre lundi soir au cinéma de Céret à 19 heures. Nous y serons et tout n’est donc pas perdu pour gagner des circonscriptions face à la droite et aux sociaux libéraux de Macron.

Nicolas Garcia.