Lorsqu’on décide de devenir français.e., que l’on soit d’origine cambodgienne comme cette illibérienne (voir photo), du Maghreb, d’Afrique, des pays de l’Est ou d’Amérique du sud  c’est un acte important dans sa propre vie. Tout le monde ne mesure pas et n’apprécie pas à sa juste valeur ce qu’est l’acte volontaire de choisir une nationalité en abandonnant parfois sa propre nationalité. C’est une question que n’ont jamais à se poser celles et ceux qui sont nés français. Voilà pourquoi à chaque fois que je le peux je participe aux cérémonies (trop rares) organisées en préfecture ou en sous préfecture comme ce mercredi 16 mars.  Ces personnes que l’État français a fini par accepter (il y a encore trop de refus) viennent enrichir notre pays de leur culture, de leur histoire, de leur force de travail. Certes ont les invite à respecter et à partager les valeurs de la république (parfois galvaudées voire violées par la république elle même) liberté, égalité, fraternité et surtout laïcité, c’est un devoir… Il faut également œuvrer à ce que chaque citoyen sur le sol de France puisse aussi accéder à ses droits. A cette cérémonie, animée de belle façon par le sous préfet Jean Marc Bassaget, il y avait de nombreux maires et adjoints avec leurs écharpes et chacun en est allé de son mot original de bien venue. Pour ma part j’ai voulu dire à ces personnes, dont certaines étaient très émues, qu’elles n’avaient pas à remercier mais que c’étaient plutôt à nous de les remercier pour leur choix. Chacune, chacun a eu ce soir là une pensée pour les ukrainiennes et ukrainiens, coincés dans leur pays sous les bombes ou obligés de s’expatrier pour éviter la mort.

Nicolas Garcia.