Malheureusement je ne connais pas de mots capables d’exprimer le niveau de tristesse, de douleur, de colère, de compassion, face à ce qui vient de se passer à Nice. Des enfants, des parents, des grands parents, sont morts, souffrent, sont blessés, orphelines ou orphelins, veuves ou veufs, ont perdu leur vie ou celle d’un être cher. Dans la ville la plus fliquée, la plus vidéo-surveillée de France, un homme a pris un camion, il a tranquillement préparé son coup, violé quelques interdictions, roulé deux kilomètres en massacrant tout ce qui se trouvait et qui ne se trouvait pas sur son passage. Ni une police municipale suréquipée, ni une multitude de caméras, ni l’état d’urgence n’ont pu empêcher cette horreur, ce drame, ce désastre que bien évidemment comme tous les français je condamne.
Mais quand allons nous regarder les choses en face, mettre la société à l’endroit? Prendre dans la poche des financiers les moyens de nous protéger en agissant sur l’école, pour la culture, pour l’emploi, pour les services publics, dans les quartiers et en milieu rural ou règne la désespérance, la misère…
Quand va t-on arrêter de privilégier les banques et les magouilles de certains politiciens, les grands patrons… et de poursuivre les pauvres, les syndicalistes, les étrangers…? Quand va – t-on se doter de prisons, dignes de ce nom, c’est a dire de lieux où les détenus puissent purger leur peine sans danger qu’ils deviennent, en milieu carcéral, de plus grands voyous encore ou de la chair à djihad… Fédor Dostoïevski, disait que « le degré de civilisation d’une société pourrait se juger à l’état de ses prisons ».
Interrogeons nous d’urgence sur le degré de civilisation que nous prétendons avoir !
Nicolas Garcia.