Vendredi  2, samedi 3 et dimanche 4 octobre a été chargé en émotion :

l’inauguration des Vendanges d’Octobre à Alénya.

Dans cette commune du canton La Plaine d’Illibéris, depuis 2001, la culture est un outil pour rassembler la population. Dans un lieu emblématique comme le Parc Ecoiffier, acheté par la municipalité de Simone Parrot en 1979, des évènements culturels comme les Vendanges d’Octobre prennent une dimension particulière. A voir chaque week-end d’octobre.

Je ne suis plus le secrétaire départemental du PCF66.

Samedi 3 octobre au matin, au cours d’un congrès départemental du PCF66, les délégués communistes représentants  les  militantes et militants communistes du département à cette importante réunion, ont accepté ma proposition de passer la main et nous avons choisi Freddy Martin, un autre illibérien, pour me remplacer au poste de Secrétaire Départemental du Parti Communiste Français des Pyrénées Orientales, que j’occupais depuis une quinzaine d’années.

Conférence Départementale 31020

Hommage à Odette Sabaté, résistante communiste catalane.

Dimanche 4 octobre à Ria, village où elle a vécu une bonne partie de sa vie. En présence de Jean Radjvani son fils, de son petit fils, de plusieurs membres de sa famille, de dirigeants communistes anciens ou plus nouveaux, un hommage a été rendu à Odette Sabaté récemment disparue à 96 ans. Fille de Joséphine et sœur de Francine (qui a donné son nom à une rue d’Elne), Odette a traversé le 20ème siècle en combattant pour son idéal de justice, de paix, de liberté. Jeune communiste, elle s’engage dans la résistance au nazi et à la collaboration, après avoir forgé ses premiers pas de militante dans le soutien aux républicains espagnols y compris dans leur clandestinité. Elle œuvre à Montpellier, puis à Lyon, dans l’importante tache d’agent de liaison, qui lui vaut d’être arrêtée puis sévèrement torturée par Gueule Tordue, de la section française de la Gestapo, sinistre adjoint de Klaus Barbie. Odette n’a pas 20 ans (elle était née en 1924). Sa mère et sa sœur seront elles aussi arrêtées pour des faits de résistance, jugées, et envoyées au camp de Ravensbrück, où elles seront assassinées par les nazis, quelques jours avant la libération des camps. De retour à la vie normale cette jeune catalane de Thuir, qui garde de graves séquelles des tortures subies, se retrouve sans famille, puisqu’elle avait déjà perdu son père des suites de la guerre de 14. Elle s’installe à Paris et milite ardemment au PCF, ou elle devient une cheville ouvrière de la formation des militants communistes. La retraite venue, elle revient dans les PO et s’installe à Ria, elle continuera à la direction du PCF66, à militer et à former des générations de communistes catalans.