On peut ne pas partager les convictions économiques de Quim Torra, actuel Président de la Generalitat de Catalunya et être inquiets de la dérive démocratique de la justice espagnole à l’encontre des institutions catalanes. Déjà Carles Puigdemont son prédécesseur est contraint à l’exil pour éviter la prison que n’a pas pu éviter le vice président du gouvernement de 2017 Oriol Junqueras comme bien d’autres consellers (ministres) ou comme Carme Fordadell, présidente du Parlament de Catalunya . En prenant bien soin de ne pas se positionner sur l’Indépendance de la Catalogne, 13 maires des PO, un sénateur et moi-même, vice président du Département, sommes venus affirmer notre soutien à la démocratie, au droit à l’autodétermination du peuple catalan, aux prisonniers politiques victimes d’un procès illégal qui devrait être annulé et aux exilés politiques (dont trois sont aujourd’hui députés européens et s’apprêtent à tenir meeting à Perpignan le 29 février, si l’état français ne se débrouille pas pour l’interdire). L’histoire récente de l’Espagne permet (ou plutôt permettait) aux catalans de choisir leurs institutions, ce n’est plus vraiment le cas depuis 2017 et Quim Torra actuellement en poste est entrain de le vivre directement. Pour avoir suspendu un lacet jaune et une banderole (enlevée deux jours plus tard) exigeant « llibertat pels presos politics » au balcon du siège du gouvernement catalan en période d’élections nationales espagnoles (législatives) et alors que ni lui, ni aucun membre de son gouvernement n’étaient candidats, le Président de la Generalitat est menacé de destitution. Pourtant c’est une commission électorale réputée administrative, suivi comme toujours par le tribunal de justice espagnole, qui a fait pression sur le parlement catalan dirigé par l’ERC, parti allié et concurrent de celui de Quim Torra (JuntsxCat), pour le destituer comme député et ensuite pouvoir lui appliquer un véritable « empetcment ». Les élus de Catalogne nord sont venus affirmés leur rejet de cette judiciarisation de la politique en Espagne contre la Catalogne en particulier. « Les conflits politiques menés pacifiquement se règlent par la politique et non devant les tribunaux ». Il faut arrêter les tables rondes, carrées ou ovale pour noyer le poisson catalan, que ERC, Podemos, le PCE, le PSOE et autres partis Basques, qui se sont mis d’accord pour gouverner l’Espagne obtiennent l’organisation d’un référendum sur le territoire catalan. C’est la seule manière de sortir du conflit en évitant la politique politicienne, la quête du pouvoir qui hante désormais la catalogne et en particulier le bloc indépendantiste catalan.

Nicolas Garcia.