Quelles que soient les raisons qui ont poussé, Anne Hidalgo, candidate du PS à la présidentielle de 2022 à proposer une primaire dans le camps de la gauche, des progressistes, des écologistes, ses concurrents et ceux qu’ils représentent ou prétendent représenter n’ont pas marqué de points en rejetant d’un revers de main et en quelques heures cette proposition. Ils auraient sans doute mieux fait de prendre le temps de consulter leurs bases militantes et surtout électorales pour essayer de percevoir ce qui monte du terrain qui, me semble – t- il, n’est pas si hostile que ça à l’idée d’une candidature unique de ce que l’on pourrait appeler les forces plus et moins radicales du progrès et de l’écologie.

Bien sûr qu’Anne Hidalgo ne décolle pas des 4% et que cela a joué, mais aucun ceux qui ont envoyé balader sa proposition ne dépasse pour l’instant les 9%. Bien sûr que la maire de Paris représente un parti qui a fait un « bras d’honneur  » à la proposition quand il y a quelques mois d’autres comme le PCF la portait. Bien sûr que la vision de la question sociale, économique, européenne est différente entre socialistes, communistes, insoumis et Verts, mais les attentes d’une frange importante de la population à leur égard est la même et peut faire union populaire et citoyenne.

Les questions auxquelles ils doivent tous répondre avant de rejeter une telle proposition sont :

– qu’attend de nous le peuple en mai 2022 et pour les 5 ans qui suivent?

– Cette présidentielle est-elle celle qui doit changer la société (mission dévolue aux citoyens, aux partis politiques…) ou celle qui doit arrêter l’hémorragie sociale, l’ultra-capitalisme et libéralisme, la dérive extrême-droitière qui commence à Macron et ne finit pas tout à fait à Zemmour?

Modestement je pense que le peuple progressiste et écologiste aurait accepté le principe de la proposition si chaque candidat-e- potentiel avait, comme Anne Hidalgo, accepté l’augure de faire campagne avec celle ou celui qui serait arrivé en tête de cette primaire avec l’acceptation pour celui-ci de constituer un projet commun aux forces représentées dans la primaire et une juste représentation aux législatives..

C’est peut-être l’occasion manquée de trop pour les partis qui sont sensés représenter le camp de l’humain, du social, du partage, de l’écologie… si cela s’avère être le cas, se sont malheureusement nos concitoyens qui paieront la note et au prix fort.

Nicolas Garcia