En ce lundi 1er mai, fête internationale du Travail, malgré les difficultés Elne n’a pas dérogé à la tradition. Il était important de le faire cette année, où la fête du Travail et des travailleurs tombe entre les deux tours d’une élection présidentielle, où le danger de voir un parti fasciste élu au second tour n’a jamais été aussi prégnant. D’ailleurs, dans son discours prononcé devant la mairie, au terme d’un défilé dans les rues de la ville, Yves Benassis, représentant départemental de la CGT, a été clair : « la CGT appelle à battre Le Pen ». Auparavant, il avait évoqué la lutte des salariés, la grève à Sankéo (ancienne CTP) de Perpignan, la loi travail… et le troisième tour social contre la politique de Macron si c’est lui qui était élu.

La matinée avait débuté à 9 heures par une vente de muguet par le PCF sur la route Nationale (centre ville). Près de 25 militants étaient présents pour vendre plus de 150 bouquets de muguet (rouge).

A 11 heures, plus de 50 personnes, dont quelques militants belges et catalans du sud, se sont retrouvés devant le monument aux Morts où  Yves Benassis (CGT), Nathalie Malet (CGT) et moi-même avons déposé une gerbe, après que j’ai réclamé une minute de silence à la mémoire des travailleuses et travailleurs et au delà des Françaises et Français morts pour la France. La gerbe d’œillets rouges a dû être financée par le PCF local. En effet, la commune que j’avais pris le soin de prévenir par courriel, n’a pas pavoisé le monument aux Morts, pas fourni de sono, de gerbe, d’apéro, ni de policiers municipaux pour encadrer la manifestation. (On notera au passage que toutes les manifestations ne sont pas traitées de la même façon).

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Nicolas Garcia.