L’ensemble de celles et ceux qui mesurent le mécontentement généré par la situation politique, économique et sociale de la France, aux nombres de personnes présentes sur les places gagnées par la « Nuit debout », se fourrent le doigt dans l’œil. « Nuit debout » est un état d’esprit qui a conquis beaucoup de monde dans la société. C’est une manière différente de faire de la politique, c’est décider en commun d’orientations politiques au sens noble du terme. Pour peu nombreux qu’aient été les participantes et participants, ce samedi soir 23 avril sur la place Rep’ de Perpignan, plein d’autres personnes qui ne se rendent pas sur les places en partagent l’esprit. J’en veux pour preuve ce qui se passe à Elne où après une première réunion avec près de 50 personnes venues de tous horizons, une seconde rencontre (en plein air) sur le parvis de la mairie se construit pour le 17 mai à 20H30. Et nous serons beaucoup plus nombreux à cette « Nuit debout » illibérienne. A noter qu’à Perpignan une dizaine de policiers municipaux sont venus « chercher querelle » aux occupants de la place république sous un prétexte fallacieux. l’un d’entre eux à d’ailleurs « fauché » une poche de craies à un môme de 10 ans tout juste, complètement médusé, qui dessinait gentiment sur la place.

Nicolas Garcia.