C’est ce que réclamaient les 400 personnes qui manifestaient samedi 10 avril à Perpignan entre place de Catalogne et Hôtel de Ville. Le changement du blason perpignanais, décidé par Louis Alliot, heurte un nombre bien plus large d’habitant.e.s de la capitale et du reste du département.  On peut argumenter qu’une ville est libre de décider de ses armoiries ou de son logo mais dans les PO, en Catalogne Nord, Perpignan n’est pas n’importe quelle ville, elle est la capitale, la représentante de notre catalanité, de notre micro société. Dès lors lorsqu’un maire décide d’enlever le nom qui y fait référence et ramène une image pieuse sur un logo parfaitement laïque, il y a de quoi faire monter au créneau tous les défenseurs d’une république sans pression religieuse ainsi que de la langue et la culture catalane au moment où l’Office Public de Langue Catalane monte en puissance et où le parlement vient de voter une loi pour défendre notamment l’enseignement des langues régionales dans l’école publique.

Nicolas Garcia.