Il faut tirer Perpignan des griffes de la droite macroniste, pujoliste, lepeniste, c’est la priorité affichée par Françoise Fiter, vice présidente communiste du Conseil Départemental. Si c’est la priorité pour beaucoup de Perpignanaises et Perpignanais, cela doit être la priorité pour toute la gauche, loin des intérêts partisans d’une seule organisation ou mouvement, loin de l’hégémonie qui n’a plus lieu d’être, loin de la volonté de faire passer la « vertu révolutionnaire » (qui d’ailleurs n’existe pas) avant l’intérêt du plus grand nombre. Au cours de sa conférence de presse et de la réunion publique du 3 juillet (40 personnes), dans une démarche soutenu par son parti, Françoise Fiter a affirmé sans faux-fuyants sa disponibilité pour contribuer à construire cette entreprise progressiste avec les citoyens,les partis politiques de gauche, les syndicalistes, le monde associatif, en vue des prochaines élections municipales à Perpignan (mars 2020).

Disponible et légitime!

D’aucuns, qui ont à tant à perdre dans cette démarche, diront qu’elle n’est pas légitime. Elle l’est pourtant! Au moins autant que d’autres pour ne pas dire plus! Et pourquoi l’est-elle? D’abord grâce a son expérience et les capacités à faire qu’elle démontre tous les jours dans sa responsabilité de vice présidente du Département et dans son engagement militant. C’est une femme au riche vécu de responsable syndicale, qui mène et soutien toutes les luttes, participe à nombre d’entre-elles. Elle favorise et se joint à toutes les initiatives citoyennes… Ces critères ne trompent pas, mais là ne sont pas ses seuls atouts. Elle porte une double démarche : 

  • faire surgir et grandir la citoyenneté notamment dans l’élaboration d’un projet progressiste pour Perpignan, élaboré et partagé par les Perpignanais-es jusque dans sa mise en œuvre.
  • Et dans un même mouvement, rassembler les forces politiques, syndicales, associatives progressistes.

Citoyen-nes et forces organisées.

En effet pourquoi quelques citoyens seraient-ils forcément plus intelligents et pertinents que les militants politiques et leurs organisations? Bien évidemment les partis politiques n’ont pas non plus la science infuse. Je pense que Françoise Fiter est la mieux placée pour rassembler tant ceux qui veulent exclure toutes les autres forces progressistes organisées pensant qu’ils sont les seuls à pouvoir parler et se revendiquer du peuple, que ceux qui rêvent encore d’hégémonie à gauche alors qu’ils ont tant de fois fauté, surtout au plan national en cédant aux sirènes libérales. En tout cas l’élue et dirigeante communiste, dans cette démarche un peu personnelle soutenue par les communistes, propose d’en parler, pendant deux ans sur le terrain, avec toutes celles et ceux dont la priorité est de battre toutes les droites  ou qui le prétendent, et de construire un nouveau Perpignan fondé sur le bien vivre ensemble dans une ville respectueuse de ses citoyens, de son environnement, de son patrimoine culturel matériel et immatériel.

On doit offrir une place à chacun dans la ville!

A l’heure où la droite se débat dans la lutte des places, Françoise Fiter veut se battre pour que chaque perpignanais-e-s trouve sa place dans la commune. Dans une ville où la droite depuis 60 ans a permis à la misère de s’installer et de durer jusqu’à s’enkyster dans certains coins, où la santé recule, l’habitat indigne et la pauvreté progressent dangereusement, où tout est privatisé, augmenté … l’ex-assistante sociale en milieu hospitalier, ne nie pas les causes nationales à cette situation, mais face à l’urgence propose un débat entre tous pour échanger et construire le nouveau Perpignan, la nouvelle communauté d’agglomération. Avec la réflexion des communistes de Perpignan et les nombreuses rencontres sur le terrain depuis des années (et pas seulement depuis les dernières régionales), elle amène déjà quelques propositions dans le débat : gratuité des transports (défendue également par J Vila à l’agglo), politique publique de l’eau, logement, centres de santé, démocratie participative, conservation du patrimoine… 

Ce soir 3 juillet était la première étape réussi d’un long parcours pour la gauche perpignanaise et ses habitantes et habitants qui veulent vivre mieux dans une ville plus juste, plus fraternelle, plus ouverte, tout simplement plus belle. Tous ont intérêt débattre, à faire force de leurs différences, à accepter des concessions, des compromis Françoise Fiter le dis clairement elle est disponible pour ça aussi!

Nicolas Garcia.