Manolo Sierra est un personnage attachant, un peintre hors pair qui ne se prend pas au sérieux, qui pense que « les fresques murales appartenant à tous permettent aux peintres de sortir de leur stupidité ». Venu de Valladolid, il a offert gratuitement son travail. Par amitié pour Serge Barba, vice Président de DAME (Descendant et amis de la Maternité d’Elne), mais aussi comme un acte militant, un engagement politique et artistique en faveur de la mémoire de la Retirada, de l’exil en général, de la Maternité d’Elne « Franco n’a pas pu nous tuer ». A ce titre, c’est donc gracieusement, qu’il réalisé cette magnifique fresque, sur un mur à l’intérieur du collège d’Elne, avec l’accord du Conseil Départemental comblé par la proposition de l’association DAME. Contrairement aux deux autres œuvres créées à Elne, dont Manolo a parlées dans son discours vendredi 24 novembre pour la « réception » de la fresque, par Marie Pierre Sadourny, moi même et la principale du collège, celle-ci ne bougera pas du collège. La première réalisée dans notre commune par le peintre espagnol est propriété collective car peinte, par la force des choses (refus de l’actuelle municipalité d’honorer un contrat de la précédente), sur un mur clôturant la maison d’Annie Pezin, élue d’opposition à Elne, qui se trouve sur le chemin des écoliers de Joseph Néo. La deuxième, aujourd’hui provisoirement exposée à l’Inspection Académique, est devenue « nomade »également par la force des choses et volonté municipale. Manolo le dira aussi dans son discours avec son français approximatif et néanmoins compréhensible par tous : « espérons que ma fresque puisse être accrochée dans l’école Joseph Néo dans laquelle, pour laquelle et avec laquelle (les élèves ont participé) elle a été faite ». Mais revenons à cette belle œuvre réalisée au nouveau collège Paul Langevin d’Elne, des adolescent scolarisés au collège ont participé, les enseignants pourront travailler avec leurs élèves tant sur l’art pictural, les couleurs, le cheminement de l’œuvre, de l’ombre à la lumière, que sur le sujet traité :  la guerre, l’exil, l’enfermement, la solidarité, l’humanitaire. Cela est énorme et constitue une richesse que le Conseil Départemental a eu raison d’accepter et je suis fier d’y avoir contribué!

Nicolas Garcia.