Dans son blog, le maire de Perpignan répond à Brice Lafontaine, son ex adjoint macroniste, qui l’attaque sur son attitude à l’égard de la situation en Catalogne, le traitant de contorsionniste. Une lecture attentive de ce que l’édile perpignanais a écrit amène à se demander lequel des deux se tortille le plus? JM Pujol écrit : « J’ai toujours manifesté ma solidarité avec mes collègues catalans mis en cause, que ce soit Artur Mas ou M. Puigdemont et je resterai à leurs côtés. » Bon jusque là ca va! Il poursuit par un mais car il y a un mais :
« Mais, je ne partage pas la radicalisation qui veut en faire des exilés politiques et des prisonniers. » Allons, allons ils seraient donc en vacances en Belgique, Suisse, Allemagne, Ecosse avec un mandat d’arrêt international aux fesses émis par l’Espagne. El batlle de Perpinya poursuit sa claire explication : « L’Espagne est un état de droit et sa constitution a été approuvée avec une grande majorité, dont celle des catalans. A ce titre, les juges font leur travail qui peut être critiqué ou contesté mais doit être respecté. » Allons donc, résumons car là on pourrait se perdre, JM Pujol se dit donc solidaire de ses collègues Mas et Puigdemont, mais considère que ce qui leur arrive est tout a fait légitime et justifié par la constitution espagnole. S’il n’en restait que deux parmi ceux qui n’ont encore rien compris à la démocratie, aux libertés, aux droits fondamentaux et humains, Valls et Pujol seraient ces deux là. Mais attendez ce n’est pas tout l’édile perpignanais continue son numéro de claquettes : « Comme je l’ai toujours défendu, le règlement de la crise catalane doit passer par un véritable référendum où tout le monde pourra se prononcer, c’est cela le respect des libertés fondamentales. » Tout le monde? Pujol devrait préciser, car on subodore qu’il est à deux doigts de nous dire que toute l’Espagne devrait se prononcer sur l’avenir de la Catalogne… Et ce serait sans doute cela le summum de la démocratie. Il faudrait que quelqu’un dise à Artur Mas et à Carles Puigdemont que lorsque on a de tels amis, point besoin d’ennemis.

Nicolas Garcia.