Le fracas médiatique fait autour du renoncement à sa retraite de Président de la République démontre, une fois de plus, le mépris d’Emmanuel Macron pour les français et plus généralement les salariés, qu’il prend ouvertement pour des truffes. Comme si un seul habitant de ce pays pouvait croire que le problème des retraites, les luttes et contestations qu’entraîne le projet porté par Macron, son gouvernement et ses députés serait réglé par l’abandon de la retraite du Président de la République, qui, en tout cas pour celui là, n’en aura guère besoin pour survivre une fois que les français l’auront viré (espérons dans pas longtemps). Comme le disait Fabien Roussel lors d’une entrevue « Que la retraite des parlementaires et du Président s’apparente à celle des salariés c’est très bien, mais tout le monde ne peut pas se permettre le luxe d’abandonner ou de réduire la sienne! ». Avec cette annonce, qui trompera peut-être quelques naïfs n’ayant pas encore calculé l’incidence du projet Macron sur leur propre retraite, quel message veut faire passer l’ancien de chez Rothschild? Serait-ce « Vous aussi vous pouvez faire un sacrifice! », sauf que lorsqu’il faudra arriver à 64 voire à 67 ans (pour la plus part) pour espérer avoir moins de 1500€ tous les mois, ce ne sera pas du sacrifice mais de la misère. Par ailleurs garantir à certaines professions, dont les paysans, 1000€ minimum par mois tiens de la fumisterie ou de la « j’enfoutrerie » d’abord quand bien même se serait vrai, on demeure en dessous du seuil de pauvreté (1041€) c’est un drôle d’aveu pour un gouvernement. Au reste pour atteindre les 1000€ par mois, il faudra avoir cotisé 43 ans au SMIC minimum. Combien de petits artisans ou d’exploitants familiaux agricoles sont dans ce cas et seront le cas?

Le mauvais tour n’est pas encore joué. Malgré les nuisances dues aux blocages, aux grèves, aux pertes de salaires pour les grévistes, ne lâchons rien, car ça aussi nos enfants nous le reprocheraient. Participez aux mouvements sociaux et notamment à la prochaine manifestation jeudi 9 janvier à 10H30 – Place Catalogne – Perpignan.

Nicolas Garcia.

PS. La réforme pour les nuls : si on bloque la part réservée aux retraites à 14% du PIB et que le nombre de celles et ceux qui y ont droit augmente, on comprend mieux à quoi servira la retraite par points. La valeur du point pourra être baissée en fonction du dépassement possible des 14% de PIB. Et comme ça ne suffit pas, l’âge pivot à 64 ans est fait pour réduire le nombre de salariés qui pourront percevoir la retraite à taux plein.