Ici dans la famille Bartoli on connait plutôt le neveu Georges, communiste comme son tonton, dont le film Josep, sorti en salle mercredi 30 septembre magnifie une partie de l’œuvre, celle née de l’exode et de la concentration post Retirada. Georges, photo journaliste au Travailleur Catalan, à l’Huma, au Monde, Visa d’Or… a vécu dans, de et par l’image. Josep de celle engendrée par son génial crayon, son cerveau, son œil, sa patte. Des dessins traduisant la détresse de l’exode et de l’enfermement dans des conditions indignes des républicains venus de l’autre côté des Pyrénées dans des conditions extrêmes pour fuir le franquisme qui étouffait par le sang leur rêve révolutionnaire et qu’ils avaient combattu, abandonnés du monde ou presque. Ces dessins repris par Aurel, le collègue ou confrère de « trait noir » de Josep,  dans un film remarquable qui aura, c’est évident, un succès planétaire. Parce qu’il est catalan, communiste, parce qu’il montre et décrit ce qu’ont vécu nombre de nos parents et grands parents, parce qu’il a du talent, parce qu’il a lutté, s’est évadé et n’a renoncé à rien, la vie de Josep et son œuvre nous touche. Le film qu’elle a inspiré aussi.

Nicolas Garcia.