Perpignan le 9 octobre, conférence de presse des trois derniers présidents de la Generalitat de Catalunya (Carles Puigdemont, Artur Mas, QuimTorra) poursuivis, condamnés, disqualifiés ou destitués par une justice espagnole qui, de plus en plus arcboutée sur l’intégrité de son territoire, enferme un pays qu’elle prétend défendre, dans une mise au banc des démocraties à cause d’une sorte d’entêtement post franquiste. La monarchie est défendue par l’extrême droite, la droite et une partie de la gauche, malgré la corruption avérée, les frasques de l’ex roi (père de l’actuel) adoubé par le dictateur Francisco Franco, parti se planquer avec l’argent détourné dans un paradis oriental; Dans le même temps, celles et ceux qui réclament pacifiquement et démocratiquement pour le peuple catalan le droit à décider de son avenir politique dans l’Espagne sont sans arrêt persécutés et molestés. Pourtant au stade où nous en sommes, y a t-il une autre solution que la voie démocratique, que le référendum en Catalogne sur une république catalane indépendante? Celui du 1er octobre 2017, organisé par deux grandes associations citoyennes et culturelles dont les dirigeants sont en prison depuis trois ans, a été une réussite malgré les persécutions et les moyens mis par la policia espagnole pour rechercher les urnes et les bulletins de votes;  malgré les interventions violentes, bestiales, sanglantes des forces de l’ordre.  Après de courtes, percutantes et intelligentes interventions politiques suivies des questions des journalistes, Les trois présidents ont lu un manifeste de haut niveau (voir ci-desous) chacun en une langue différente : anglais pour Mas, français pour Puigdemont et catalan pour Torra. La classe quoi! Les trois acteurs de cette matinée, élus par les électeurs de catalogne, n’ont jamais mordu le trait et ont intelligemment demandé un arbitrage international, en premier lieu européen du conflit entre une partie du peuple catalan et l’estado espagñol appuyé par sa justice. C’est l’intérêt de l’Union Européenne dont les fondations sont ébranlées par l’acceptation de dénis démocratiques, comme celui en Espagne, qui se succèdent dans son périmètre.  En fin de matinée, Puigdemont, Torra et Mas se sont accordés une petite promenade dans les rues du vieux Perpignan avec un arrêt obligatoire hautement symbolique au pied de l’ancienne prison du Castillet, située sur la place de la victoire. Ça ne s’invente pas!

Nicolas Garcia.