A 18 ans la jeune femme communiste née à Elne en 1919 s’était levée contre ceux qui clamaient « mieux vaut Hitler que le Front populaire », qui est pour certains à Elne encore d’actualité. On la retrouve ensuite dans les rangs de ceux qui combattent les mêmes devenus entre temps de zélés collaborateurs des occupants nazis. Ce sont aussi les mêmes qui en 1942, arrêteront Rosette, comme l’appelaient ses amis, pour fait de résistance, la tortureront avant de la livrer à la Gestapo qui l’enverra à Auschwitz où elle mourra le 15 mars 1943. En quelques mots Denis Delay, l’orateur du jour très ému, a résumé la vie de cette jeune femme, résistante, communiste, qui n’a jamais plié, parlé ou cédé devant la peur, les menaces, la torture, la déportation. Elle qui à 23 ans traversa le pays, de Paris à Perpignan, avec une bicyclette chargée de tracts, sous le faux nom d’Amélie Garrigues. Elle alla de ville en ville pour réveiller la résistance et relancer son organisation l’Union des Jeunes Filles de France (organisation de jeunes communistes) pourchassée et clandestine parce qu’interdite comme le PCF en 1940. J’ai participé à cet hommage aux côtés de Marie Pierre Sadourny, conseillère départementale, de nombreux élus de la majorité municipale, de militants communistes et de citoyens illibériens qui ont rigoureusement respecté les gestes barrières, Robert Ginestes, longtemps élu communiste d’Elne, et Pépita Léon, ancienne présidente des guérilleros espagnols – FFI, ont déposé une gerbe au pied de la stèle à l’honneur de Rose Blanc. Les participants ont ensuite entonné le chant des partisans, le chant des marais et la Marseillaise.

Nicolas Garcia.