On peut dire qu’au lieu de rassurer, l’allocution du Premier ministre a jeté le trouble. On sent que L’État veut garder l’autorité du pouvoir, la primauté de l’annonce, mais qu’il se défausse ensuite sur les collectivités territoriales, les bonnes volontés locales, les consciences individuelles. Quelques jours après les annonces d’Édouard Philippe, chacun se débrouille à son niveau pour réussir tant bien que mal le début du déconfinement général, sans masques pour tous et sans aucune certitude quant à l’évolution de la pandémie. Disons-le carrément, il règne la même cacophonie dans les milieux scientifiques que dans l’entourage du pouvoir. Toutefois, nous avons au moins une confirmation : les reprises de l’école et des transports en commun ne se font que pour assurer le redémarrage de l’économie. Le diplôme des lycéens ou la visite à la famille ne sont pas la préoccupation. On ne peut pas dire que le risque de décrochage scolaire concerne principalement les crèches et les maternelles… Ce sont donc bien les « garderies » qu’on rouvre pour que les parents aillent au travail. A part cela, impossible de déceler quelle est la stratégie du président et du gouvernement quant à l’évolution de la maladie.

Pour le PCF66, la reprise scolaire ne peut se faire qui si toutes les garanties sont prises pour les enfants, pour les enseignants, pour les personnels et ensuite pour le retour des uns et des autres à leur domicile. Il faut que les représentants des enseignants et des parents, les élus locaux, les partis politiques aient aussi leur mot à dire. Il en va de même pour les salariés qui reprennent le travail dans les entreprises. La priorité ne peut pas être un retour accéléré vers la rentabilité et la productivité, mais la garantie de la santé pour chaque individu qui travaille. Le gouvernement et nombre de décideurs locaux font l’économie du débat et de la démocratie face aux décisions qu’ils ont à prendre, c’est regrettable. On sent bien qu’au-delà des belles déclarations, les tenants de la finance, du capitalisme ultra-libéralisé, les défenseurs d’un système qui a largement contribué à la situation que nous vivons et les gouvernements qui garantissent leurs intérêts, ne veulent rien changer après la crise, bien au contraire. Pourtant tout démontre, et de plus en plus d’êtres humains sur la planète y aspirent, que si nous voulons que l’humanité ait un avenir, il nous faut immédiatement remettre en cause le système et en construire un autre. Inutile de dire que cela ne se fera pas tout seul, mais dans la lutte, l’unité, syndicale, politique, citoyenne, sur des bases claires de transformation sociale, économique et environnementale.

Fédération du PCF66

Le collège restera – t – il désert après le 11 mai?

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On peut dire qu’au lieu de rassurer, l’allocution du Premier ministre a jeté le trouble. On sent que L’État veut garder l’autorité du pouvoir, la primauté de l’annonce, mais qu’il se défausse ensuite sur les collectivités territoriales, les bonnes volontés locales, les consciences individuelles. Quelques jours après les annonces d’Édouard Philippe, chacun se débrouille à son niveau pour réussir tant bien que mal le début du déconfinement général, sans masques pour tous et sans aucune certitude quant à l’évolution de la pandémie. Disons-le carrément, il règne la même cacophonie dans les milieux scientifiques que dans l’entourage du pouvoir. Toutefois, nous avons au moins une confirmation : les reprises de l’école et des transports en commun ne se font que pour assurer le redémarrage de l’économie. Le diplôme des lycéens ou la visite à la famille ne sont pas la préoccupation. On ne peut pas dire que le risque de décrochage scolaire concerne principalement les crèches et les maternelles… Ce sont donc bien les « garderies » qu’on rouvre pour que les parents aillent au travail. A part cela, impossible de déceler quelle est la stratégie du président et du gouvernement quant à l’évolution de la maladie.

Pour le PCF66, la reprise scolaire ne peut se faire qui si toutes les garanties sont prises pour les enfants, pour les enseignants, pour les personnels et ensuite pour le retour des uns et des autres à leur domicile. Il faut que les représentants des enseignants et des parents, les élus locaux, les partis politiques aient aussi leur mot à dire. Il en va de même pour les salariés qui reprennent le travail dans les entreprises. La priorité ne peut pas être un retour accéléré vers la rentabilité et la productivité, mais la garantie de la santé pour chaque individu qui travaille. Le gouvernement et nombre de décideurs locaux font l’économie du débat et de la démocratie face aux décisions qu’ils ont à prendre, c’est regrettable. On sent bien qu’au-delà des belles déclarations, les tenants de la finance, du capitalisme ultra-libéralisé, les défenseurs d’un système qui a largement contribué à la situation que nous vivons et les gouvernements qui garantissent leurs intérêts, ne veulent rien changer après la crise, bien au contraire. Pourtant tout démontre, et de plus en plus d’êtres humains sur la planète y aspirent, que si nous voulons que l’humanité ait un avenir, il nous faut immédiatement remettre en cause le système et en construire un autre. Inutile de dire que cela ne se fera pas tout seul, mais dans la lutte, l’unité, syndicale, politique, citoyenne, sur des bases claires de transformation sociale, économique et environnementale.

 

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