Ce samedi 6 mars à 11H30 le PCF, le PS, Place Publique (mouvement créé par Raphaël Glucksmann) et le Parti Radical de Gauche, tenaient une conférence de presse pour réaffirmer leur attachement au rassemblement suite aux décisions catastrophiques votées par une cinquantaine de militants d’EELV sur les 71 qui se sont prononcés dans le Département.  Ces décisions qui correspondent finalement au rapprochement national et régional de Generation.S (mouvement de Benoît Hamon) et de Europe Écologie Les Verts (EELV) sur une ligne « séparatiste » du reste de la gauche. Le prétexte trouvé réside dans la soi-disant faiblesse des propositions qui leur ont été faites pendant les semaines de discussions entre nous. Jugez plutôt! En plus de quatre cantons détenus aujourd’hui par la droite où EELV et Generation pouvaient avancer des candidats titulaires, nous leur avons fait aussi la proposition de présenter des candidates et candidats titulaires dans des cantons où la gauche est sortante et pas des moindres ceux où Ségolène Neuville et Hermeline Malherbe sont élues aujourd’hui, mais aussi celui de Perpignan – Canohès dont Toussainte Calabrèse est actuellement conseillère départementale et celui d’Argelès – Cote vermeille – Albères dans un binôme avec Michel Moly. Afin de pouvoir refuser nos propositions EELV et Generation.S ont demandé des candidatures titulaires sur les cantons de Perpignan – Cabestany;  Saint Jean Pla de Cors -Céret; D’Elne et de Thuir. Des exigences inadmissibles, au demeurant dangereuses pour toute la gauche. La technique qui consiste à exiger l’impossible, parce que l’on pense détenir un petit pourcentage de voix susceptibles d’aider à la victoire ou à la défaite, est irresponsable et inacceptable. A croire que le scénario du refus était écrit d’avance. Ce choix opéré la semaine derrière est celui de la défaite pour ces formations, car personne d’un peu sensé en politique ne peut imaginer qu’ils obtiennent le moindre élu en procédant de la sorte. Par ailleurs ils privent la population du département de leur apport dans une majorité, c’est également une prise de risque pour l’ensemble du camp progressiste et écologiste, il est susceptible de favoriser le retour aux commandes du Département de politiques régressives menées par alliance des droites y compris extrême et ça ce serait terrible pour la population des Pyrénées Orientales. La porte est donc ouverte sur des cantons où la gauche est sortante avec d’autant plus de sincérité et de conviction qu’il n’y a pas vraiment de différence de fond entre le programme d’EELV et les politiques menées par le Département en matière d’environnement. Si nous voulons que le Département continue de protéger les populations, de favoriser le développement économique, le progrès social, la transition écologique alors nous n’avons pas d’autres choix que ne nous rassembler pour gagner.

Nicolas Garcia.