« Le Jardin des Métiers d’Elne », situé en plein cœur de la ville haute d’Elne, a ouvert ses portes durant ce long week-end de Pentecôte.  Chocolatier, potier et autres artisans d’art se retrouvent dans cet espace qui est devenu ce qu’il est par la volonté de la municipalité que je dirigeais entre 2001 et 2008.

En 2001 « L’ancien évêché » n’était pas propriété de la commune. Il appartenait au ministère de l’agriculture, le passage vers la rue de La Paix n’existait pas. Quelques années plus tard nous avons décidé de l’acquérir avec le CCAS qui disposait de la somme. Un particulier propriétaire de chambres d’hôtes voulait l’acheter aussi et a contesté notre droit de préemption devant les tribunaux. J’ai saisi le médiateur de la République au plan national et nous avons eu gain de cause. Dans la même période Armand et sa compagne venaient d’acheter « Les Cailloux du Tech » créés à Elne à la ville basse par Mr Ferrer. Le couple cherchait un local à la ville haute pour transférer cette activité. Avec les membres du conseil municipal nous étions convaincus qu’il fallait faire revenir aux alentours le l’ensemble cloître – cathédrale et si possible une production locale. L’idée est née de créer un lieu pour les métiers de bouche et l’artisanat d’art et nous avons acquis les lieux,  nous avons aussi acheté une ruine qui pourrait permettre d’accéder à cette espace par la place du Château. L’idée c’était de rendre accessible « Le Jardin des Métiers d’Art »  par la rue Porte Balaguer, la rue de La Paix et la place du Château. Nous avons refait l’électricité et mis l’éclairage public, « installé » l’association « Les Amis d’Illibéris » à l’étage. Nous avons proposé aux Cailloux du Tech de réhabiliter la plus grande des bâtisses, d’y installer l’entreprise et la famille. Tout était à réhabiliter entièrement y compris  le toit. Nous avons imposé l’ouverture du passage vers la rue de La Paix et la pose de la grande vitrine en verre pour que les promeneurs voient travailler l’artisan (il avait obligation d’ouvrir et fermer ce passage tous les jours matin et soir). En échange, il ne paierait pas de loyer pendant 20 ans, le même type d’accord a été passé avec les autres artisans d’art intéressés pour s’installer aux Jardins des Métiers d’Art. La priorité était de relancer ce genre d’activité à la ville haute.  À la même époque nous avons réalisé la même opération avec le Bar à Vin, Place Colonel Roger et loué la Galerie Molière pour que s’installe « l’atelier de reliure ». Nous avons aussi refait le parking Sant Jordi et les Bâtiments qui s’y trouvaient pour installer l’office du tourisme et le Souffleur de Verre. Durant la même période, John a acheté, s’est installé et a réhabilité l’hôtel – restaurant « Le Carasol » et une couple de Belges très attachants créaient le restaurant « Les Remparts ». La municipalité que je dirigeais les a aidé de toutes nos forces.
Heureux de voir qu’aujourd’hui l’aventure continue.

Merci au Conseil Municipal de l’époque d’avoir partagé ces décisions et singulièrement, à Annie Pezin d’avoir pris en main la dimension culture, art, patrimoine et à Pierrot Huillet, d’avoir suivi les travaux.

Nicolas Garcia.