L’illusion de l’emploi dans un département où le chômage et la précarité sévissent fait toujours recette auprès d’élus libéraux souvent prêts à faire passer de l’argent public pour des initiatives privées alors qu’ils n’ont habituellement à la bouche que les mots « économie d’argent public » dès qu’il s’agit de l’utiliser pour des initiatives publiques. Alors que les places en lycées et universités sont de plus en plus chères, faute d’enseignants, de locaux, d’engagements publics, des écoles comme celle promise aux anciennes Dames de France par Xavier Niel, patron de SFR, pourraient fleurir sans donner, à celles et ceux qui y passeront, de vraies garanties de formations reconnues. Ne faudrait-il pas mieux repenser en France les politiques publiques d’éducation, de formation, de recherche, plutôt que de laisser ce secteur entre les mains d’un grand patronat libéral, obnubilé par le profit, qui l’orientera au gré des filières rentables du moment et ne laisser ensuite aux collectivités que les friches pour pleurer.

Nicolas Garcia.