Chaque année dans toutes les communes de France, le dernier dimanche d’avril est organisée dans toute la France, la journée nationale du souvenir de la déportation. Cette date correspond à la période de la libération des camps d’extermination nazis, où furent enfermés dans des conditions indescriptible de cruauté, de violences, d’humiliation, des millions d’opposants et résistants à Hitler et bien évidemment de juifs qui payèrent le plus lourd tribu à la bête immonde. Tous les ans avec le conseil municipal et les associations d’anciens combattants et déportés nous fleurissons un monument qui se trouve au nouveau cimetière de notre ville. Le même jour, depuis 1994, une heure avant la cérémonie officielle,  les communistes d’Elne invitent toute la population au jardin d’enfants près de l’ancienne gendarmerie, pour fleurir la stèle (installé à notre demande par le conseil municipal en 1994) de Rose Blanc, jeune communiste illibérienne, résistante, arrêtée, livrée à la Gestapo par la police française, torturée (sans parler) puis internée à Auschwitz où elle est morte en 1943 à 23 ans.

Naturellement le confinement ne permet pas cette année de telles cérémonies, pourtant tout à l’heure, je me rendrai à 10H45 au jardin d’enfants, pour me souvenir de Rose Blanc et à 11H00 au cimetière neuf, qui malheureusement est fermé, pour me souvenir de tous les déportés. J’observerai à leur mémoire un moment de silence  et dans ma tête je me fredonnerai « le Chant des Marais ».

Ce chant a été écrit dans un des premiers camps de concentration situés en Allemagne. Intitulé « Das Lied der Moorsoldaten » (en français « chant des Marais »), il traduit la plainte des communistes, des antifascistes et des juifs allemands, premiers internés dans ces camps.
Pendant longtemps les auteurs de ce chant furent inconnus, mais dans un bulletin d’avril 1977, l’Amicale de Mauthausen indique que ce chant est né au camp de Bögermoor en juillet-août 1933. Le texte primitif fut écrit par Johann Esser et ensuite remanié par Wolfgang Lanhoff. Ce poème avait alors pour nom « Bögermoorlied ». C’est un autre détenu, Rudi Goguel qui en composa la musique.
Par la suite des détenus d’autres nationalités l’adoptèrent, c’est alors qu’il connut des variantes dans les paroles et les adaptations musicales.

« Loin dans l’infini s’étendent

Les grands prés marécageux

Pas un seul oiseau ne chante

Dans les arbres secs et creux.
Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher. Piocher.
Dans ce camp morne et sauvage

Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage

Au milieu d’un grand désert.
Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher. Piocher.
Bruit de chaînes, bruit des armes

Sentinelles jour et nuit
Et quitter peur, et larmes
La mort pour celui qui fuit.
Oh ! terre de détresse

Où nous devons sans cesse

Piocher. Piocher.
Mais un jour dans notre vie

Le printemps refleurira

Libre alors dans ma patrie

Je dirai tu es à moi.
Oh ! terre d’allégresse
Où nous pourrons sans cesse (bis) Aimer – Aimer. »

 

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