J’étais partisan d’une candidature commune à toute la gauche pour cette présidentielle les choses n’ayant pu se faire, au premier tour dimanche 10 avril, le vote utile ou le vote efficace, sera celui qui permettra de voter pour le programme le plus proche de mes idées. Certes l’apparence des choses c’est que Jean Luc Mélenchon (qui n’est pas mon adversaire) est le plus près de la « qualification » pour le second tour même « s’il y a loin de la coupe aux lèvres ». Toutefois en bon marxiste je regarde toujours ce qui se cache derrière les apparences, derrière le paravent. Depuis que la 5ème république et le mode électoral qu’elle induit existent, il y a eu en pagaille de votes utiles; des formations de gauche comme le PCF n’ont pas présenté de candidat au premier tour (1974, 2012, 2017); pour tenter de passer le cap du premier tour certains partis de gauche ont voulu piller leurs alliés du même camp; en 2012 et en 2017 le PCF a choisi Jean Luc Mélenchon comme candidat à la présidentielle. Où cela a-t-il mené? Le PS est à 2% et Mélenchon ne s’est jamais « qualifié » pour le deuxième tour. En vérité si pour atteindre 20% un candidat de gauche doit prendre aux autres candidats de gauche leurs voix dès le premier tour on est mal parti car on peut se demander avec quel réservoir de suffrages il compte être élu au second!La seule chance pour qu’un candidat du camp du progrès et de l’écologie deviennent président de la République est de convaincre des nouveaux électeurs, des abstentionnistes…, de voter massivement pour lui ou elle et espérer que les autres formations de la même sensibilité fassent elles aussi un bon score. Chacun voit bien que l’on en est pas là! Dans ces conditions l’efficacité est de constater que toute la gauche y compris écologiste ne dépasse pas les 30% et qu’il faut la reconstruire dans sa diversité à partir d’un projet ambitieux fait de mesures progressistes, sociales, écologistes, économiques et non à partir d’un homme ou d’une femme providentiel. « Il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun » résonne dans « l’Internationale ». Tant que sévira la 5ème république et son mode d’élection, il faudra convaincre que le camp du progrès et de l’écologie est très divers et qu’il faut le reconstruire à partir d’un projet et non d’un individu. Dans cet objectif les propositions du candidat présenté par le PCF seront importantes tout comme sa vision collective de l’exercice du pouvoir, le contraire de l’autocratie. Voilà pourquoi je vous invite à voter et à faire voter pour Fabien Roussel au premier tour et au second, comme toujours tant que ce système existe, on choisira celle ou celui, issu du camp progressiste et écologiste, qui se sera qualifié.