Elna, « Universitat Catalana d’Estiu » à Prades et rencontre avec les maires de Catalogne Nord, signataires du manifeste pour la libération des prisonniers politiques catalans en Espagne, Carles Puigdemont, protégé partout en Europe sauf en Espagne par son immunité de député européen a passé une semaine de semi vacances dans notre département à quelques sorties d’autoroutes de Girona où il vivait avant l’exil et dont il fut le maire avant de devenir le 130ème Président de la Generalitat de Catalunya. Son nom s’est ajouté à la longue liste des Présidents catalans persécutés, assassinés, emprisonnés ou obligés de s’exiler. Vendredi 28 aout, à Pézilla de la Rivière, devant une partie des 130 maires qui ont signé le manifeste protestant contre l’emprisonnement ou l’exil d’élus catalans n’ayant ni fraudé, ni détourné de l’argent, ni commis de violence et affirmant le droit à l’autodétermination, mais s’abstenant d’évoquer la moindre référence à l’indépendance de la Catalogne, Carles Puigdemont a pris la parole avant la traditionnelle séance de photos. Exhibant son passeport de député européen, « avec ce passeport bleu je peux voyager partout en Europe, sauf en Espagne. C’est un problème démocratique pour l’Europe, cela en est un aussi pour vous », Il a fustigé l’actuel gouvernement espagnol « progressiste » qui, à l’image du précédent dirigé par le très conservateur Rajoy, s’est montré incapable de faire une proposition alternative (parlait-il du fédéralisme?) à la société catalane comme aux autres nations regroupées en Espagne. En tout cas pour Puigdemont cela veut dire que « l’Espagne est définitivement incapable d’écrire un futur alternatif à l’Indépendance ou à l’intégration forcée, dans lequel les peuples qui la composent aujourd’hui, comme le catalan, pourraient se sentir bien ».

Nicolas Garcia.