Venezuela : E Macron, P Sanchez des donneurs de leçons qui feraient mieux de balayer devant leur porte.

Ah le Venezuela! Les démocrates du monde entier les Trump, Bolsonaro, Macron, Sanchez et compagnie se rendent au chevet de sa démocratie, vu la pratique qu’ils en font dans leurs propres pays, on peut craindre la pire. Un certain nombre de chefs d’Etats se mêlent des affaires internes du Venezuela alors qu’ils demeurent indifférents aux agissements d’autres dictateurs ou qu’ils pratiquent l’autoritarisme chez eux. Quel est donc le crime de ce petit état pour qu’il soit ainsi mis au banc depuis bientôt deux décennies? Celui de résister aux USA et donc à la doctrine ultra libérale mondiale, d’être devenu, par volonté politique, propriétaire de son pétrole (une des principales réserves au monde) et de l’exploitation de ce dernier. Avec l’avènement du regretté Hugo Chavez, ce pays a pris un autre chemin que celui de l’allégeance aux USA et au capitalisme sauvage qui a fait et fait encore tant de mal notamment en Amérique centrale et du sud. Parce qu’il a viré un dictateur à la bote des Yankees, il est victime d’embargo, de sanctions et de provocations permanentes des USA, aggravés depuis l’élection de D Trump. Par exemple les liquidités émanant d’un réseau de stations services vénézuéliennes aux États Unis sont bloquées sur ordre de la Maison Blanche. Après la mort D’Hugo Chavez, qui avait lui même échappé à plusieurs tentatives de coups d’état, d’assassinats et de déstabilisation, Nicolas Maduro a été réélu au suffrage universel, président du Venezuela, en mai 2018 (voir cliché). Il y a eu ensuite des élections législatives gagnées par l’opposition. Le leader de celles- ci s’autoproclame président de la République. Imaginons en France, après la victoire à la présidentielle de Macron, Le Pen ou Mélenchon vainqueur des législatives s’appuyant sur cette victoire pour s’autoproclamer chef de l’Etat avec le soutien de puissances étrangères. Il se passerait quoi!?  Parmi les donneurs de leçons internationaux se trouvent le français Emmanuel Macron et l’espagnol Pedro Sanchez. Le premier, élu par défaut au second tour de la présidentielle, grâce à un vote anti Le Pen, n’a obtenu que 24 % au premier. Il ne recueille guère plus d’adhésion aujourd’hui dans les sondages. Il est contesté depuis plus de deux mois dans la rue, réprime violemment ceux qui remettent en cause sa politique et fait voter des lois liberticides par une majorité godillot, pour limiter demain l’expression dans la rue du mécontentement engendré par sa politique. Le second, réussi socialement un peu mieux avec des mesures comme l’augmentation conséquente des retraites, pensions et salaires, en n’imposant aucun seuil pour l’élection aux européennes quand Macron lui a choisi le plus élevé soit 5%. Il faut dire que si Pedro Sanchez est arrivé au pouvoir c’est grâce à Podemos, aux communistes et aux indépendantistes catalans et basque. Pourtant le dirigeant espagnol laisse faire, voir même justifie, dans son pays, une répression, sans précédent depuis le franquisme. Elle touche celles et ceux, régulièrement élus par le peuple catalan, dirigeants associatifs et politiques, qui ont organisé, sans violence et sans un euro public, un référendum d’auto détermination en Catalogne et ensuite ont traduit les résultats en proclamation de la République Catalane. Sanchez tolère le maintien en prison de neuf d’entre eux et accepte l’exil pour au moins autant. Non, décidément non, ces deux chefs d’états européens ne peuvent donner de leçons à personne et devraient plutôt balayer devant leur porte.

Nicolas Garcia.

 

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