Vendredi 9 aout : le Préfet des Pyrénées Orientales convoque un comité sècheresse et TF1 tourne un reportage sur la pénétration du biseau salé en Salanque!

Les seuils de crise sont atteints à peu près partout dans les Pyrénées Orientales, jamais depuis qu’il y a des relevés piézométriques les niveaux de nos nappes d’eau plio-quaternaires (superficielles et profondes) n’avaient atteint des niveaux aussi bas. Voilà ce qu’a confirmé en substance le comité sècheresse réuni vendredi 9 aout au matin par le préfet installé à Perpignan. Les arrêtés sècheresse devraient être prolongés voire renforcés en certains endroits. Crise, alerte ou vigilance quasiment aucun coin de notre territoire n’échappe aux conséquences de la faible pluviométrie. En effet, malgré quelques périodes un peu plus pluvieuses que d’autres, en tendance depuis 25 ans la sècheresse s’installe et les prélèvements dans les nappes augmentent fragilisant ainsi l’équilibre de la ressource en eau tant en quantité qu’en qualité.

Le même jour un autre phénomène produit par les mêmes causes a fait l’objet d’un reportage de TF1, qui devrait passer ce week-end et auquel j’ai participé. Il s’agit de la pénétration du biseau salé dans les terres de Salanque (Sainte Marie, Torreilles, Le Barcarès.) Pour faire court, des masses d’eau douce et d’eau salée s’équilibrent en pression au droit du trait de côte. Suite à la faible pluviométrie et au manque de solutions alternatives collectives, la masse d’eau douce est beaucoup plus sollicitée son niveau, donc sa pression, baisse et permet à la masse d’eau salée d’avancer dans les terres et rend l’eau impropre à tous les usages. Le plus grave c’est que le phénomène une fois entamée est irréversible à l’échelle humaine (certains parlent de 10000 ans pour rétablir une situation normale). On peut malgré tout freiner considérablement le processus voire le stopper (empêcher l’eau salée d’avancer) en n’effectuant pas de prélèvements supplémentaires dans les nappes plio-quaternaires et en éliminant les forages défectueux. Pour cela il faut faire des économies d’eau et amener de l’eau de ressources alternatives qui existent dans les PO. Cela coutera cher si chacun essaye dans son coin de régler le problème, voilà pourquoi il faut rapidement mettre en place une réponse et des solutions collectives à l’échelle départementale.

Nicolas Garcia.

Malgré la crise certains gros utilisateurs d’eau continuent à faire n’importe quoi.

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