La très dure condamnation infligée par la justice espagnole aux leaders associatifs et politiques catalans, l’attitude de l’essentiel des partis politiques espagnols, provoquent une réaction massive, non violente et confortent l’irréversibilité du chemin vers l’autodétermination.

Hier vendredi 18 octobre en tout 1/4 de la population vivant en catalogne a marché, manifesté, protesté, s’est rassemblé partout dans le pays (imaginez en France 18 millions de personnes dans les rues). Je ne compte pas les manifestations plus ou moins importantes dans toute l’Espagne, mais aussi en Andorre, Paris, Brest, Londres…, cette aprèm Perpignan. Qui peut croire que la répression, le flicage, la sentence, l’exil forcé, le statut quo… peuvent arranger les choses? Il n’y a qu’une solution politique a ce problème. Le peuple catalan doit décider de son futur dans un référendum le plus rapidement possible, même si un référendum, gagné par les partisans de la république catalane, a déjà eu lieu dans les conditions que l’on sait le 1-10-2017. Ce qu’il s’est passé depuis lundi et hier le démontre, la question de l’indépendance de la Catalogne se pose et la concession qu’aura à faire le mouvement indépendantiste est d’accepter de remettre des urnes sans avoir à les fabriquer en Chine ni à les cacher. Et si L’Espagne mais aussi l’Europe ne le comprennent pas, ce qui se posait jusqu’à aujourd’hui dans la non violence absolue pourrait bien se poser maintenant dans la violence non voulue par les catalans dont, répétons le, 80% souhaitent cette consultation populaire. Oui cette semaine, dents et des poings serrés, la Catalogne interpelle les médias nationaux et internationaux, les états, européens notamment, l’UE…qui s’autoproclament champions de la liberté, de l’égalité, de la fraternité…: ne laissez pas ce « Land of Freedom » seul face à une Espagne qui lorsque on touche à son unité, fabriquée de toute pièce, réagit avec ses ressorts franquistes encore tendus sous des habits démocratiques parfois très élégants. L’entêtement, la volonté de se venger de la justice espagnole apparu dans la sentence prononcée, encouragée par les attitudes intransigeantes, provocatrices, exclusives, violentes parfois des partis espagnols de droite (PP et Ciudadanos), du PS (qui dirige l’Espagne jusqu’au 10 novembre), de Vox (extrême droite) ont fini par provoquer un regain d’intérêt de la communauté internationale et surtout à aggraver l’irréversibilité de l’autodétermination du peuple catalan voir même de la séparation de la Catalogne et de l’Espagne. En premier lieu il faut demander l’annulation du procès, pas un procès juste, un procès nul. Parce que nous voulons voir les prisonniers politiques et les exilés chez eux avec leur famille et qu’ils puissent  continuer à faire de la politique et défendre ses convictions.

Nicolas Garcia

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