Sentence contre les responsables catalans : révolte, tristesse, inquiétude.

A l’annonce de la sentence, entre 9 et 13 ans de prison pour les responsables politiques et associatifs qui n’auraient même pas dû être jugés dans une démocratie digne de ce nom, les trois sentiments qui m’animent sont la révolte, la tristesse, l’inquiétude.

Révolte : comme responsable politique et élu, comme communiste ne pouvant accepter que l’on juge des militants politiques et associatifs pour avoir fait vivre pacifiquement leurs engagements et le mandat reçu du suffrage universel.

Tristesse : pour mes frères et cousins catalans (au propre comme au figuré) poussés vers le conflit, la division, les frustrations, la répression… niés dans leur choix de décider eux même du futur de leur territoire, de leur pays.

Inquiétude : parce malgré le grand pacifisme qui a prévalu jusqu’à présent côté catalan, malgré les appels incessants à la non violence venant de tous les dirigeants catalans favorables à l’autodétermination, je crains que les provocations incessantes des autorités policières et judiciaires espagnoles, l’irresponsabilité de la justice et de l’Etat espagnols, mais aussi le silence complice de l’Europe et d’Etats comme la France, ne finissent par mettre le feu aux poudres dans le pays qui nous est géographiquement et sans doute affectivement le plus proche. Aucun démocrate, aucun républicain, ne peut accepter le procès et à fortiori les sanctions démesurées. J’invite à manifester pacifiquement, sans violence aucune, à Perpignan ou en Catalogne Sud pour la liberté et la démocratie.

Nicolas Garcia

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