Samedi 5 mai une manifestation interroge sur la necessité de prolonger la fermeture de la ligne de chemin de fer Perpignan – Villefranche!

« Mon train j’y tiens ! » C’est en substance ce qu’exprimaient les participantes et participants, citoyens, usagers, élus, partis politiques (comme le PCF) à la manifestation du samedi 5 mai exigeant la réouverture de la ligne de chemin de fer Perpignan-Villefranche de Conflent.

Les présents au rond-point de Bouleternère, pour demander la réouverture urgente de leur moyen de transport favori, témoignaient d’abord de leur compassion et de leur solidarité avec les familles touchées par le deuil ou les blessures dans l’accident de Millas entre un bus scolaire et un TER. Il y a besoin de connaître toute la vérité sur les circonstances de l’accident, c’est indispensable pour les familles mais aussi pour la sécurité du transport ferroviaire et des passages à niveau en général. Pourtant du côté du comité d’usagers de la ligne on s’interroge. Et si l’enquête policière et  judiciaire n’était qu’un prétexte pour que la SNCF ferme définitivement la ligne, lui permettant ainsi et en autre de se débarrasser du Train Jaune que l’entreprise nationale considère depuis longtemps comme un problème.

Tout en respectant les décisions judiciaires, les usagers et les élus restent dubitatifs quand à la nécessité de la fermeture provisoire qui dure depuis bientôt six mois et à la volonté de la SNCF d’y mettre du sien. Comme le dit par exemple la première magistrate d’une ville riveraine de la ligne « on sait que la remise à niveau de toute la ligne, indispensable après une fermeture prolongée, va prendre plusieurs semaines. Pourquoi dans ces conditions ne pas commencer l’entretien dès à présent, pour limiter la perte de temps quand le feu vert à la circulation des trains sera donné? ». D’autres se demandent si dans le cas de grandes catastrophes ferroviaires ou autoroutières que l’actualité nous a dévoilées, y a-t-il eu un temps de fermeture aussi long pour les besoins de l’enquête. Autant de questions parmi bien d’autres qui aujourd’hui demeurent sans réponse et font grandir l’inquiétude de tous.

Nicolas Garcia.

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