Samedi 29 avril : une journée plus particulièrement consacrée à convaincre qu’il faut battre Le Pen.

Les communistes de Banyuls-sur-Mer ont pris une drôle, courageuse et nécessaire initiative. En reprenant le cri de la Pasionaria (Dolorès Ibarruri) sur le front de Madrid « No Pasaran », qu’ils ont écrit sur une banderole et suspendu à un balcon.

 

Samedi 29 avril au matin, une heure effrayante au marché d’Argelès où avec quelques copines et copains nous sommes allés au contact de la population pour distribuer un tract appelant à faire barrage à Le Pen en utilisant le bulletin Macron. Jamais de ma vie de militant je n’ai rencontré d’ambiance aussi pourrie, revendication du « vote fasciste », jet de tracts avec violence, provocation à notre encontre, insultes. Les électrices et électeurs de Le Pen s’affichent bruyamment  et montrent leur vrai visage… Un climat délétère dont on peut logiquement se dire que si Le Pen gagne l’élection présidentielle et que le lendemain nous retournons au marché pour les législatives, ces gens-là sont capable de nous lyncher.

L’après-midi vers 18 heures, manifestation à l’appel de quelques jeunes, dont beaucoup de communistes, sur la place de République de  Perpignan. Un rassemblement appelant à battre Le Pen en utilisant le bulletin Macron afin d’évier le pire.  » Le 7 mai je bats Le Pen et à partir du 8 mai je combats Macron » et « La jeunesse emmerde le FN », deux des divers  slogans entendus le plus souvent. Pas mal de monde présent, y compris des socialistes et des macronistes aux côtés desquels les communistes, comme la plupart des participants, n’ont pas voulu se tenir, l’objectif n’était pas le soutien au programme ultralibéral de Macron. La vigilance est de mise car si la défaite de Le Pen s’annonce, elle est encore loin d’être acquise.

Nicolas Garcia.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *