La préservation de notre ressource en eau, tant en qualité, qu’en quantité, mérite bien le dépassement des clivages, blocages et autre méfiances politiques!

Alors que dans les Pyrénées Orientales, nous avons une situation qui est quasiment unique parmi tous les départements de la nouvelle région « Occitanie – Pays Catalans », l’usage que nous avons fait et que nous faisons encore de l’eau, nous place dans une situation ambiguë et les pluies importantes d’octobre et même de novembre dernier n’enrayent pas la tendance à la sècheresse constatée en tendance depuis 20 ans. En effet, nous avons trois fleuves qui pratiquement naissent et « meurent » dans le département; quelques rivières; deux nappes, quaternaire (superficielle) et Pliocène (profonde); deux barrages (Vinça et Caramany); plusieurs réservoirs Karstiques dont celui important des Corbières. Portant, nous courons à la pénurie d’eau. Si nous faisons ce qu’il faut immédiatement, nous pouvons être autosuffisant pour tous les usages, sans faire appel au tuyau du Rhône ou à la désalinisation de l’eau de mer. Cela passe selon moi et selon nombre de techniciens du Département, d’hydrogéologues … par la mise en commun et le contrôle collectif de la ressource en eau (forages notamment), dans une structure partagée et gérée en commun par toutes les collectivités en charge de la production d’eau (4 intercommunalités, 98 communes, 17 syndicats intercommunaux). Ce syndicat mixte départemental de production d’eau potable, que beaucoup appellent de leurs vœux, ne s’occuperait pas de la distribution et de l’assainissement. Depuis janvier 2019, il fait l’objet d’une étude de préfiguration menée par des techniciens issus de quasiment toutes les collectivités en charge de l’eau (seul Sud Roussillon n’y participe pas et on peut le regretter pour l’intérêt collectif). Cette période de préfiguration est financée par le Conseil Départemental qui a débloqué 100000€ et le but est de donner en décembre 2019 à l’ensemble des élus toutes les clés, tous les chiffres, pour qu’ils participent ou non à la création du syndicat en janvier 2020. Avant cette date aucun engagement et aucun coût pour les collectivités. Aujourd’hui les citoyennes et citoyens usagers de l’eau, les associations environnementales et de consommateurs devraient pousser leurs élus à cette démarche, cela ne sera pas inutile loin s’en faut.

Nicolas Garcia.

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