Le PCF66 participe à tous les honneurs rendus aux martyrs de la résistance catalane fin juillet début d’août.

N’en déplaise à André Soucarat, faussaire de l’histoire à la limite du révisionnisme qui annonce un film sur Rose Blanc nous faisant craindre le pire, les maquis de la résistance catalane et ses martyrs de fin juillet – début août 1944 étaient très souvent liés au Parti communiste Français. Mettre en avant le caractère pluraliste de la Résistance, ne peut signifier nier le rôle des communistes dans celle-ci, notamment dans les FTP et notamment dans le massif du Canigo. J’y reviendrai…

Samedi 28 juillet nous nous souvenions de Roger Roquefort, assassiné fin juillet 1944 à Marquixanes par les nazis flanqués des collabos français. Le jeune millassois, résistant communiste, a été honoré sur le lieu même où il fut exterminé au bord de la RN 116 et aussi dans sa commune natale de Millas où il repose en paix depuis 74 ans. Aux côtés de sa famille, d’élus locaux (excepté madame le maire de Marquixanes), des associations comme l’ANACR, j’étais présent à ces cérémonies au nom de la fédération du PCF66 qui cette année a insisté auprès de ses militantes et militants pour les encourager à participer aux commémorations anniversaires, organisées dans les Pyrénées Orientales, de cette période qui amena notamment la destruction de Valmanya.

Samedi 4 août – 18H00 – cimetière de Canohès – hommage à Julien Panchot, capitaine communiste des FTP, torturé puis massacré aux mines de La Pinouse qui surplombent  Valmanya dans le massif du Canigou.

Dimanche 5 aout, La Bastide – 9H30 – cérémonie d’hommage aux guérilleros espagnols qui participèrent aux maquis et retardèrent la marche des allemands venus par Amélie Les Bains prendre Valmanya. Le même jour à 11H00 à Valmanya « grosse » cérémonie départementale en souvenir du village Martyr et aussi des martyrs, emprisonnés, déportés ou tués sur place.

Monument à Mont Louis, hommage à la résistance du Conflent – Capcir – Cerdagne.

Mais revenons sur les commémorations de Marquixanes et Millas où, dans sa prise de parole, Jean Pierre Castillo au nom de l’ANACR (Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance), « association pluraliste » a-t-il précisé, s’est livré à quelques mises au point sur la résistance catalane, le maquis Henri Barbusse, les évènements de Valmanya survenu les deux premiers jours d’août 44. Voici des extraits in-extenso du discours de Jean Pierre  Castillo » Quand la mémoire d’un résistant ou d’un mouvement est salie, c’est toute la résistance que l’on insulte. Permettez moi d’emprunter l’expression du grand poète Louis Aragon » (communiste, appelé aussi le poète de la résistance) « Certains jours j’ai rêvé d’une gomme à effacer l’immondice humaine ». Ainsi le 3 juin 2018 dans le journal l’Indépendant, le dessinateur Seb, s’appuyant sur un pseudo vidéaste, prétendant réécrire l’Histoire à coups de mensonges et d’interprétations personnelles, s’emploie à ternir l’image de la Résistance, en dénigrant la Résistance communiste qui a payé un lourd tribut au combat contre la barbarie nazie. En témoigne l’hommage que nous rendons à Roger Roquefort, jeune résistant communiste de 20 ans, blessé puis assassiné par le chef de la Gestapo de Prades, Walter Weiss. Contrairement à ce qu’affirme Seb (Et André Soucarat) l’attaque de Prades n’est pas à l’origine de la destruction de Valmanya, ni de l’attaque du Maquis cantonné à la mine de La Pinouse au dessus de la ville martyr. (Il n’a pas plus été blessés par ses propres compagnons d’armes pour ralentir les allemands et les collabos). Les archives françaises, ouvertes depuis peu, et les archives allemandes, démontrent le contraire. A ce jour, l’Indépendant n’a toujours pas publié le texte écrit (valant droit de réponse) conjointement par les historiens André Balent, Georges Sentis, Pierre Chevalier, Christian Xancho, ni celui de Jacky Pugnet (responsable des vétérans du PCF66), ni celui de l’orateur. La censure est évidente. Pourquoi une attaque allemande dans le massif du Canigo les 1 et 2 août 1944?

A la demande de la Feld-comandantur 997 de Perpignan, datée du 12 juillet 1944, le préfet des PO fit publier dans la presse, avec un très grand cynisme, une note annonçant l’interdiction du « trafic touristique » entre guillemets, dans la région du Canigo » (il s’agissait de déclarer hors la loi le réseau Saint Jeanne qui faisait passer aviateurs anglais ou alliés, résistants grillés… vers l’Espagne). « Cette annonce officielle est donc antérieure à l’attaque de Prades par les résistant le 29 juillet 1944. Cela signifiait que les autorités allemandes, désireuses de ne rien avoir sur leurs arrières au moment du débarquement allié attendu sur les côtes méditerranéennes (il interviendra le 15 aout en 1944 en Provence), allaient régler le sort des maquis du Canigo, qu’ils soient FTPF, guérilleros espagnols, Armée Secrète, réfractaires du STO et bien sûr le groupe de  René Horte (instituteur qui deviendra après la guerre ce que l’on appelle un compagnon de route du PCF) qui avec ses guérilleros, effectuaient l’essentiel des attaques contre les allemands dans ce massif. (Et assuraient la protection des réseaux de passage). Ainsi l’état major du groupe d’armées allemandes installé à Rouffiac-Tolosane (Hte Garonne)ordonna-t-il la destruction de tous les maquis présentant une menace pour les liaisons routières. Dans l’Aude les 6, 7 et 8 août (C’est à dire à la même période que Valmanya), les nazis attaquèrent dans des circonstances comparables à celles de Valmanya, le maquis de Picaussel et détruisirent de la même façon le Hameau de Lescale. » (Accusé d’alimenter en vivre et en information les maquisards, comme Valmanya pour le maquis Henri Barbusse et le réseau Sainte Jeanne). « Le 8 août 44, le maquis de l’AS Armagnac fut anéanti faisant 47 morts à Trassanel et les Ilhes – Cabardès. Rappelons également Tulle et ses 99 pendus ou Oradour Sur Glanes et ses 642 Enfants, femmes et hommes massacrés. Replacer Valmanya dans le contexte des derniers jours du nazisme en France et sa politique de la terre brûlée, permet de réfuter le négationnisme repris par Seb (mais porté dans tous les pseudos documentaires audiovisuels d’André Soucarat), inspiré par une hostilité de principe à la Résistance communiste et complaisamment relayé par certains journaux (et même collectivités).

Le triste sire André Soucarat multiplie les vidéos sur la Résistance Catalane avec toujours le même parti pris : soit les communistes n’ont rien fait, soit ils sont responsables des évènements dramatiques qu’ils ont eux mêmes subis. Exemple la destruction par les nazis et les collabos français de Valmanya et les crimes qui l’ont accompagné, est la conséquence de l’attaque par les FTP (communistes) des nazis à Prades (Sous préfecture)ou encore la torture et l’assassinat à La Pinouse du capitaine Julien Panchot (chef communiste du maquis), n’a été possible que parce que ses hommes (sous entendu communistes eux-aussi) l’ont bléssé à la jambe et abandonné sur place, pensant que les nazis se contenteraient de cette « prise de guerre »? Ces allégations sont tout bonnement à vomir. Dans ces conditions chacun comprendra qu’avec d’autres je sois très inquiet quand le triste Soucarat se lance dans un film sur la résistante communiste illibérienne, morte en déportation à Auschwitz le 15 mars 1943. D’ailleurs son travail à fort mal commencé puisque ce pseudo cinéaste historien a prétendu que l’héroïne était née à la ville haute et n’a même pas pris le temps de consulter l’état civil de la commune ce qui lui aurait appris que tel n’est pas le cas. La vigilance s’impose car « le ventre est encore fécond… »

Nicolas Garcia.

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