Le mouvement social contre le projet « retraites » porté par Macron, son gouvernement et ses députés, s’invite devant la permanence municipale de Romain Grau.

Tenir une Assemblée Générale de cheminots devant la permanence d’un député macroniste candidat aux municipales de Perpignan ce n’est pas commun, le faire sur une place du centre de Perpignan, bien nommée « République » ça ne l’est pas plus, le faire en public devant des copains enseignants, électriciens et autres manifestants qui luttent comme toi c’est inédit. Samedi 28 décembre, fête des Saints Innocents, au moins 200 personnes ont répondu à l’appel les syndicats notamment CGT, FSU, FO et se sont retrouvées devant la permanence municipale de Romain Grau ( qui lui n’est pas du tout innocent dans le soutien sans faille de la majorité parlementaire macroniste au projet retraite). Après les prises de paroles, le vote (à bulletin secret) des cheminots, le rassemblement s’est poursuivi par pique-nique tiré du sac et partagé. Prochain rendez-vous mardi 31 décembre à 11H00 devant la gare de Perpignan et d’ici là n’oubliez pas la caisse de solidarité pour soutenir les grévistes qui contrairement à certaine idées reçues perdent leur salaire intégral depuis 24 jours.

L’occasion m’a été donnée de prendre la parole au nom des communistes du département: « solidarité, félicitations et remerciements pour ce conflit qui s’éternise et qui est dur, surtout pour celles et ceux qui le mènent. Remerciements parce que ce mouvement est mené pour tous et notamment pour les générations nées après 1975. Les attaques contre les syndicats sont graves et inadmissibles parce ce que c’est le gouvernement qui a choisi de présenter son projet le 10 décembre et donc qui a pris le risque et la responsabilité qu’éclate un conflit social en pleines fêtes de fin d’année. Cette stigmatisation des syndicats est dangereuse car si la « Macronie de R Grau » rêve d’un pays sans syndicat, il faut lui rappeler qu’avec la culture et la politique, le syndicalisme est la première cible des régimes fascistes. Enfin, à l’instar de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, j’ai suggéré pour un retour à la paix sociale, que le Président de la République annonce le retrait de son projet, lors de la traditionnelle allocution du 31 décembre. En conclusion, j’ai rappelé que le PCF portait un projet alternatif au projet Macron et renouvelé  à élargir le mouvement et à réussir la manifestation du 9 janvier. »

Nicolas Garcia.

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