Montpellier 9 janvier 2018 – Rencontre – débat sur la situation en Catalogne.

A Montpellier, historiquement liée à la Catalogne, un comité de solidarité avec le peuple catalan, défendant le droit à l’autodétermination des peuples et à la libre expression pacifique des idées, organisait ce mardi 9 janvier 2018 une rencontre – débat. Le but : aider à comprendre la situation en catalogne, donner aux « gens du coin » des éléments pour convaincre  et exprimer une solidarité envers les catalans du sud.  Salle Nogaret, près du centre ancien de Montpellier, aux côtés des couleurs catalanes indépendantistes ou non, trônaient, autour des cous et aux revers des vestes les rubans et autres écharpes jaunes. A la tribune avaient pris place Mireia Boya, ex-députée de la CUP, Anna Surra dirigeante et députée de l’ERC, Laura Borras de junts per Catalunya parti du Président (en exil) de la Generalitat de Catalunya. Carles Puigdemont, quant à lui, a parlé sur le grand écran en direct de Bruxelles. David Grosclaude, du parti occitan, était le seul intervenant masculin présent à la tribune mis à part  Angel Argiles, originaire de catalogne sud, qui a endossé le costume d’animateur énervant mardi soir.

Un succès populaire et médiatique!

Large présence des médias et nombreux public, plus de 300 participants parfois venus de loin, sont les deux surprises de la soirée. Dans beaucoup de tête « que va-t-il se passer maintenant? » question qui, pour dire la vérité, est restée sans vrai réponse! Peut être parce que personne n’était capable d’y répondre mardi soir ou que ce n’était pas le lieu d’y répondre. La dynamique Ana Surra, ex réfugiée uruguayenne, ex cheminote parisienne CGT et actuellement députée aux Cortés (Parlement Espagnol) rejette d’un revers de voix l’idée d’un « référendum pactée ». »Pacté avec qui?! », s’écrit-elle à la tribune. En revanche, derrière les mots de Carles Puigdemont, le rejet n’est pas si évident ! Les critiques, au demeurant justifiées, fusent à l’encontre de Podem et encore plus de Podemos, dont la position n’est pas claire sur la question de la catalogne, du 155 et de la répression qui l’a précédé et suivi. Il n’en reste pas moins que les 8 députés et le pourcentage recueilli par la coalition de Xavier Domenech et d’Ada Colau, pourraient donner une large majorité de députés au Parlement Catala (78) représentant un large pourcentage de l’électorat (56%) qui seraient favorables à un référendum en catalogne sur l’Indépendance, sans remettre en cause la majorité parlementaire indépendantiste et sa capacité à gouverner.

Recherche de solutions!

En effet, même s’il n’y a pas 50% de la population qui vit en Catalogne contre l’Indépendance, loin s’en faut, 50% favorable à l’Indépendance cela fait tout de même un peu juste. Dans ces conditions, un référendum pacté, pour injuste et impossible qu’il apparaisse après le 1er Octobre et les positions de Rajoy, est peut être une des solutions pour entraîner les pays et les peuples européens vers une position conforme aux positions indépendantistes. Les autres solutions possibles, même quand elles sont partagées, s’annoncent très compliquées à gagner ou à mettre en œuvre. Mardi 9 janvier à Montpellier on a plus expliqué comment on en est arrivé là, on s’est plus désolé de l’attitude de l’Europe, de la presse et même des peuples européens, on a plus dénoncé les manquements gravissimes à la démocratie et aux droits de l’homme, on a plus exprimé sa colère et sa solidarité, que l’on a trouvé des solutions pour sortir de l’impasse dans laquelle Mariano Rajoy et ses alliés naturels ou de circonstances ont plongé la Catalogne, l’Espagne et même l’Europe.

Carles Puigdemont a bien résumé la situation, les autres conférenciers à leur façon et avec leur sensibilité en ont fait de même. Le président en exil a expliqué que son gouvernement avait été démis par le gouvernement espagnol pour avoir mis en œuvre un programme électoral, validé dans les urnes par une majorité de catalans et non invalidé à l’époque par un tribunal ou un gouvernement espagnols.

Bien évidemment la question et la révolte que suscitent l’emprisonnement arbitraire et préventif depuis le 2 novembre d’Oriol Junqueras et Joaquim Forn, membres du gouvernement de la Generalitat de Catalunya et, bien sur, celle de Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, présidents d’associations, depuis le 16 octobre.

Nicolas Garcia.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *