Mercredi 8 novembre : 10 prisonniers politiques catalans croupissent dans les prisons espagnoles depuis 24 et 6 jours.

Depuis le jeudi 2 novembre, l’Espagne compte 10 prisonniers politiques catalans. Huit sont membres du gouvernement dont le vice-président, élus démocratiquement par le parlement de Catalogne, suite aux législatives autonomiques du 27 septembre 2015 sur le programme qu’ils ont appliqué. Huit sont Consellers (ministres) ou vice-président du gouvernement de la Generalitat et sont enfermés dans des prisons madrilènes depuis 6 jours. Les deux autres sont dirigeants d’associations souverainistes parmi les plus importantes du Principat de Catalunya, emprisonnés aussi depuis 24 jours. Ils n’ont rien fait d’autre qu’organiser des manifestations, un référendum dont ils ont voulu transformer les résultats en projet de loi. Le tout avec une non-violence, un civisme et un pacifisme exemplaires. Dans le même temps le Président de la Generalitat, Carles Puigdemont, et quatre autres membres du gouvernement ont du s’exiler, en Belgique pour l’instant, afin de pouvoir demeurer libres et continuer le combat. A noter que la juge espagnole a lancé contre Carles Puigdemont, un mandat d’arrêt international. Inacceptable! Dans une démocratie qui se respecte, s’il y a ni violence, ni terrorisme, les problèmes politiques se règlent par le débat, le dialogue et le vote, sinon ce n’est pas une démocratie. Combien de temps l’Europe gardera-t-elle cet « ami » embarrassant qu’est le tyran Mariano Rajoy? Un homme capable d’organiser des élections en catalogne tout en rejetant à l’avance la mise en œuvre du programme de ses adversaires (les souverainistes) si ces derniers venaient à gagner, comme il est probable, ces élections du 21 décembre. En démocratie d’autres moyens existent que la prison pour les délits d’opinion, si tant est que les prisonniers aient commis un délit et que l’on accepte la notion de délit d’opinion dans une république démocratique. Cette situation en Catalogne est révoltante et aucun démocrate ne peut l’accepter, voilà pourquoi nous appelons à protester, à s’indigner contre l’emprisonnement de ces hommes et ses femmes.

Nicolas Garcia.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *