Mercredi 27, Casal Jaume 1er : « on obtient le droit au référendum en participant au référendum »

Mercredi 27 septembre, le Casal Jaume 1er de Perpinya était plein comme un œuf, pour une xerrada (discussion) sur le référendum du 1 – O en Catalogne et pour accueillir Quim Arrufat (ex député au parlement catalan et porte parole de la CUP) et Joan Giner (député de Podem au parlement). Les deux jeunes gens ont expliqué la situation en Catalogne et en Espagne. La jeunesse des élus et responsables politiques catalans est toujours surprenante, sans doute une des conséquences positives de la proportionnelle. Ils ont fait partager aux militants de la démocratie présents, l’idée qu’ils se font de l’après référendum d’autodétermination que personne ne semble pouvoir arrêter, malgré la très dangereuse dérive autoritaire de Mariano Rajoy.  Tout le monde constate d’ailleurs qu’elle ne fait que renforcer le camp du oui et en tout cas n’entraîne pas un renoncement au vote, bien au contraire. Quim a cité Marcelino Camacho, ancien dirigeant du PCE et du syndicat Commissions Ouvrières  (CCOO), qui au moment de la transition disait « on gagne le droit de grève en faisant grève! » et par extension le jeune anticapitaliste a pu dire : « On gagne le droit au référendum en organisant des référendums! ». Qui peut dire jusqu’où iront le chef de l’Etat et les magistrats Espagnols dont les relents et parfois les sympathies franquistes passées ne sont plus un secret? Malgré la volonté pacifiste et le calme citoyen que réclament les partisans du référendum, Rajoy a mis la catalogne en état de siège en faisant monter vers la Catalogne des milliers et des milliers de Guardias Civils, de policiers. « La secreta » (police secrète) est partout. Une vraie honte! Une vraie honte aussi pour Macron et son gouvernement qui, comme d’autres en Europe, ne s’en émeuvent pas. Mercredi dernier au Casal, Quim et Joan, on fait passer l’enthousiasme de leur âge et surtout de leurs convictions, mais l’inquiétude était quand même présente. Ils ont demandé au nombreux public d’aller en Catalogne, dès vendredi, pour dormir jusqu’à dimanche dans les écoles et autres locaux où le vote aura lieu afin d’empêcher leur occupation par les militaires et dimanche. Ils ont aussi demandé de se tenir, munis de nos téléphones et autres appareils photos, près des lieux de vote pour soutenir les manifestations et les sit-in festifs. Hi serem per la democràcia!

Nicolas Garcia.

 

 

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