Même si le procureur peut le faire, personne ne s’attend à une sanction sévère contre les militantes et militants qui viennent en aide aux demandeurs d’asile.

Lundi 5 août à 4h30, une équipe de 4 militants de « bouge-toît » dans laquelle se trouvait notre camarade communiste, Philippe Galano, a été arrêtée par une patrouille de police. Les quatre femmes et hommes solidaires venaient d’ouvrir des locaux abandonnés, propriété du secours catholique, afin de préparer un logement provisoire (squat) pour abriter des familles en demande du droit d’asile (Albanais, Arméniens, Géorgiens…) et en attente d’une réponse de l’état. Après une arrestation stressante et une garde à vue d’une heure, les quatre humanistes ont été relâchés puis entendus à nouveau au commissariat de police de Perpignan le mardi 6 aout à 14H00. Il appartient désormais au procureur de la république de décider classement sans suite, rappel à la loi, condamnation … Il serait scandaleux que ces femmes et ces hommes militants d’une noble cause puissent écoper de la moindre condamnation. En effet, l’État n’assumant pas ses devoirs légaux en matière d’hébergement pour les demandeurs d’asile, il faut bien que d’autres s’en chargent! De même le devoir de solidarité des citoyens ne peut réprimer.

Une conférence de presse s’est tenue en mardi 6 aout à 11H00 sur les lieux même de l’arrestation Boulevard Mercader.

De tout temps et heureusement se sont levés dans notre pays des gens, des organisations, des syndicats, des associations pour accueillir celles et ceux adultes et enfants dont la vie étaient en danger dans le pays qu’ils ont fuit. En France, la solidarité, induite par les valeurs nationales officielles que sont liberté – égalité – fraternité, ne peut être un délit. Chaque citoyen français a le droit d’être solidaire et on pourrait y ajouter le devoir, quitte à fracturer la serrure d’un immeuble désaffecté, n’appartenant pas à un particulier dans le besoin et ne faisant courir aucun risque aux futurs occupants ou aux voisins.

Nicolas Garcia.

Conférence de presse et rassemblement devant le local désafecté qui accueillait le secours catholique et que les militantes et militants de « Bouge Toit » on ouvert.

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