Mardi 6 février dans les rues de Perpignan, mercredi 7 à l’inspection académique, parents et enseignants en colère.

Partout dans le département, la colère gronde, elle grandit parmi les parents d’élèves et les enseignants, et plus généralement au sein de l’ensemble de la communauté éducative. L’annonce de la nouvelle carte scolaire 2018 dans le primaire et le secondaire s’ajoutant à la réforme des collèges. Elles et ils étaient nombreux à manifester mardi 6 février dans les rues de Perpignan et ce matin mercredi 7 février à l’Inspection Académique plus encore à les soutenir sans faire grève et sans braver le grand froid  (pour un catalan) qui sévit ces jours-ci. Combien de classes vont fermer dans notre département? 20, un peu plus? Soyons clair il ne s’agît pas ici d’opposer rural et urbain, d’ailleurs tout le monde est touché. pas plus qu’il ne s’agît d’opposer montagne à plaine ou « rurbain » à quartier dit défavorisés. Les classes dédoublées (à 12 élèves) sont incontestablement nécessaire mais avec des moyens conséquents non en déshabillant Pierre pour finalement mal habiller Paul. Si les projets restaient en l’état, ils auraient de graves impacts locaux pour le service public, aggraveraient les inégalités et fragiliseraient l’essor des communes en milieu rural et dans l’arrière pays, tout en amoindrissant la qualité de vie sensé régner dans la périphérie perpignanaise. L’idée selon laquelle le dédoublement des classes en zone prioritaire, si nécessaire notamment pour diminuer le nombre d’enfants scolarisés par classe, s’effectue au détriment des enfants des autres villes du département et des territoires ruraux est inacceptable. Dans ces derniers,  l’architecture territoriale scolaire est davantage encore fragilisée et les inégalités sociales et spatiales s’aggravent. C’est pourquoi, le PCF et ses élus se mobilisent aux côtés des enseignants et parents d’élèves afin de demander que chaque enfant scolarisé, quel que soit le lieu, dispose des meilleures conditions possibles pour son éducation. L’éducation ne doit pas être une affaire stricte de comptabilité, mais une véritable priorité de l’État avec des moyens budgétaires et humains conséquents. Il en va de la qualité de la transmission du savoir, de la culture et de la formation des élèves, et in fine de leur réussite scolaire. Notre président des riches doit arrêter de privilégier les milliardaires, les actionnaires, les financiers et leur faire payer une éducation digne de la 6ème puissance économique mondiale.

Nicolas Garcia, le PCF, les élus communistes municipaux, départementaux, régionaux.

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