Perpignan mardi 5 février, des manifestations et des grèves unitaires réussies qui en appellent d’autres.

Dans ces mémoires de guerre, à propos de la création du Conseil National de la Résistance (27 mai 1943), le Général De Gaulle a écrit : « Washington et Londres mesuraient sans plaisir, mais non sans lucidité la portée de l’évènement … comme je les comprends! ». En remplaçant Washington et Londres par « Emmanuel Macron » et « La République En Marche (LREM) » nous pourrions utiliser la même phrase pour la journée nationale de grève et d’action de mardi 5 février. Elle restera dans l’histoire parce qu’elle marque avec succès un premier acte d’unité entre les gilets jaunes, certains syndicats dont la CGT, la FSU…, le parti communiste français, jeunesse communiste, le NPA, LFI et plein d’autres organisations.  Du privé comme EAS ou Camidi, du public (finances, éducation nationale, Poste, Energie, territoriaux…), retraités, étudiants, privés d’emplois, précaires… combien étaient-ils à Perpignan 3500, 4000…? Pas moins en tout cas pour battre le pavé, Macron et sa politique. La démarche de rassemblement a payé et c’est dans la confiance et la bonne humeur que chacun arborait ses badges, ses couleurs, ses revendications : RIC, pouvoir d’achat, ISF … « Fâché pas facho » indiquait une pancarte en début de cortège. Oui ça a marché : malgré la loi anti casseurs, en réalité une loi anti contestation donc anti démocratique, pour laquelle la droite macroniste et traditionnelle s’est retrouvée et où le parti du Président de la République s’est un peu divisé; malgré les tentatives de détournement du mouvement (liste européenne de pseudos gilets jaunes, grand débat national qui ne convainc plus personne malgré les efforts de certains maires et de grands médias qui en font des tonnes…). Mardi matin c’est un beau défilé qui s’est étiré dans les rues du centre ville perpignanais, en début d’après midi un blocage du marché Saint Charles a été mis en place mais finalement balayé par les forces de l’ordre. Les organisateurs de la manifestation et de la grève se sont ensuite retrouvés dans les nouveaux locaux de la CGT. Ils ont décidé de poursuivre le mouvement sous des formes diverses et ont commencé à élaborer un planning des luttes et rassemblements pour les prochaines semaines.

Nicolas Garcia.

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