Manuel Valls, ancien Premier Ministre de la France, vomi par ses compatriotes et ses camarades socialistes donne la leçon aux catalans.

Sa sœur et sa famille catalane l’ont déjugé ces jours derniers, avant eux les citoyennes et citoyens français, les socialistes qui l’ont ratatiné à leur primaire, n’en voulaient plus, jusque dans son « fief » de l’Essonne où il est suspecté d’avoir triché pour gagner la législatives d’une poignée de voix face à un candidat de gauche alternative. Manuel Valls dont plus personne ne veut en France s’en va expliquer aux catalanes et aux catalans qu’ils n’ont pas fait les bons choix, pire il participait lundi 11 décembre à une initiative de Ciutadans, parti de droite nationaliste Espagnol, qui est né en Catalogne pour imposer la langue espagnole à la société catalane et qui ensuite a surfé sur un populisme très dangereux. Il n’aurait pas été plus acceptable de voir cet islamophobe, « sécuritariste », débarquer à un meeting du Parti Socilaiste Catalan, mais au moins on aurait pu dire « Bon c’est sa famille! », si tant est que les individus comme Manuel Valls ait une famille politique. Ainsi donc celui qui utilise ses origines catalanes quand cela l’arrange, vient jouer les donneurs de leçons à l’heure où :

  • Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, présidents d’associations culturelles et citoyennes catalanes, attaquent leur 57ème jour de détention non justifiée dans les prisons madrilènes, où Oriol Junqueras vice president de la Generalitat de Catalunya et Joaquim Forn, ministre (Conseller) de l’Intérieur de la Generalitat, vivent leur 40ème jour d’emprisonnement dans les geôles espagnoles.
  • La censure règne à la télévision et dans les médias en général. Sont interdits les mots comme prisonniers politiques, Président en exil, indépendance, les lacets jaunes prés des bâtiments publics , les images de la manifestation de Bruxelles…
  • Un responsable de club est jugé aujourd’hui mardi 12 décembre pour insulte au roi et à l’Espagne parce en 2015 au cours de la finale de la coupe d’Espagne de foot entre Barcelone et Bilbao, il n’avait pas pu empêcher le public de huer le Roi d’Espagne.
  • 1000 militaires espagnols des trois corps : terre, air et mer font des manœuvres inédites à Tarragona.
  • Des œuvres d’art sont saisi par la Guardia Civil à Lleida pour les ramener en Aragon, alors que le problème n’était pas tranché entre les deux communautés autonomes qui en revendiquent chacune la propriété.

Voilà dans quel contexte se déroule la campagne électorale en Catalogne, rien à voir ni avec la démocratie, ni avec la république… Et celles et ceux qui par lâcheté, faiblesse ou tout autre raison fallacieuse ne se révolte pas d’abord contre cela, le paieront cher tot ou tard.

Nicolas Garcia.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *