L’Office Public de la Langue Catalane voit enfin le jour et le Département y a beaucoup travaillé.

« Il sera ce que nous en ferons! » ont dit à l’unissons et avec plus ou moins d’enthousiasme les trois intervenants majeurs (Département, Région, État). Pour Perpignan, curieusement seul partenaire représentée par deux élues à la table officielle,  Annabelle Brunet a égratigné l’État et a montré sa grande connaissance et motivation pour le sujet. Lundi 24 juin, fête si chère aux catalanes et catalans, sera une Sant Joan qui restera dans les annales comme l’anniversaire de la naissance de l’Office Public de la Langue Catalane (OPLC), même si l’arrêté de création par le Préfet de région date du 18 juin. L’important dans cette affaire, au delà de toutes les critiques le plus souvent politiciennes et injustifiées, était que le bébé vienne au monde. Bientôt l’assemblée générale, le conseil d’administration seront votés, le directeur et deux autres personnels recrutés, les budgets même minces débloqués… « Il sera ce que nous en ferons! » Chiche! Je suis prêt à parier que les catalans nombreux dans les instances de l’OPLC, et pour cause ils sont les seuls concernés dans la région, feront vite évoluer l’outil. La Présidente Delga peut compter sur les élus d’aqui, les associations, le conseil scientifique et l’Institut Franco-Catalan Transfrontalier pour qu’il ne soit pas un gadget. Nous n’en ferons pas le réceptacle des politiques déjà existantes dans les entités qui le composent ce serait une erreur fatidique. Nous en ferons, tous ensemble, une sorte de vitesse surmultipliée nous permettant d’aller plus vite bien plus loin dans l’enseignement, la transmission, l’usage quotidien et populaire du catalan, la création culturelle catalane et sa vulgarisation chez tous les publics. L’OPLC aura aussi un rôle de réflexion, d’expertise, de conseil, et les sujets ne manquent pas (garantie de la filière scolaire et universitaire, collège et lycée immersif et bilingue, relation public – associatif, politiques transfrontalières…). Mis à part les fachos qui trainent encore dans nos assemblées élues, toutes celles et tous ceux qui, comme dans l’étude socio-linguistique évoquée par Hermeline Malherbe le  24 juin souhaitent à 80% que leurs enfants parlent catalans, sont les bienvenus pour nous aider à faire grandir le bébé dans de bonnes conditions. L’OPLC est né, le Département sa présidente en tête et votre serviteur y avons beaucoup travaillé, nous n’avons rien lâché sur le fond et la forme, réunions, engueulades rien n’a manqué, mais il est né et c’est là l’essentiel n’en déplaise aux fines bouches, als llepafils de tot tipus.

Nicolas Garcia.

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