L’interview de Manuel Valls, de passage à Perpignan : une succession de banalités sans intérêt!

Candidat à la mairie de Barcelone, en perte de vitesse dans les sondages catalans (-3% en une semaine), vendredi 26 octobre l’ex premier ministre français est passé par le musée Rigaud de Perpignan et par les studios de l’Indépendant, qui lui a accordé rien moins que trois pages en deux jours! Dans l’interview qui paraît ce samedi 27, outre le fait qu’il porte un jean et qu’il est bien bronzé (au frais de la princesse…) on apprend que l’ex-ministre français de l’intérieur n’aurait pas autorisé le référendum du 1er octobre 2017 dans les lieux municipaux de Barcelone. Toute compassion bue, il affirme que les leaders associatifs, citoyens ou politiques catalans emprisonnés « savaient à quoi s’attendre » et non sans cynisme il ajoute « la preuve certains sont partis » . Par ailleurs il compare les prisonniers politiques catalans, en prison préventive sans jugement qui n’ont commis aucun autre acte que celui d’organiser une votation, aux corrompus du Partido Popular (parti de Rajoy) son allié de la droite réactionnaire ou à l’ex gendre de l’ex roi Juan Carlos, jugés et condamnés pour des faits très graves de corruption, détournement de fonds publics et de biens sociaux. L’ex maire d’Evry dévoile aussi son grand respect de Ciudadanos, ce parti de droite libérale qui défile avec les nostalgiques du franquisme et dont le candidat à la mairie de Barcelone apprécie particulièrement le soutien.

Rien de nouveau!

Pour le reste rien de nouveau sous le soleil, l’ex député En Marche défend la finance et les multinationales, dont il est à coup sur le candidat, prétendument attaquées par les politiques sociales et urbaines d’Ada Colau, actuelle maire de la capitale catalane. Il poursuit avec des affirmations gratuites ou des portes enfoncées du genre : « il faudra le TGV », qu’il n’a guère fait avancer durant 5 ans au gouvernement de la France ou « les jeux olympiques d’hiver à Barcelone (il n’y est pour rien) seront bénéfiques à la Cerdagne française ». Sur les liens avec le nord de la Catalogne, nous seront peu surpris d’apprendre que celui qui a autorisé comme premier Ministre que la région porte le nom « Occitanie », plutôt que « Ocitanie – Pays Catalan », considère que Barcelone doit plutôt se rapprocher de grandes capitales comme « Tel Aviv, Milan, Lyon ou Toulouse » et qu’il ramène l’intérêt porté au département à la Retirada. Enfin le nouveau prof de fac privée se permet, ose, pourrais-je écrire, envoyer ses encouragements, presque ses félicitations, à Emmanuel Macron pour sa politique. On croit rêver!!!

Non vraiment cette interview, ce passage éclair à Perpignan, n’auront rien appris à personne, tout au plus nous avons confirmation que le fossoyeur de la gauche socialiste en France reste un homme de droite économiquement libéral, autoritaire, manœuvrier et dénué d’humanisme.

Nicolas Garcia.

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