La jeunesse algérienne de France et celle du bled refuse le 5ème mandat de Bouteflika!

Ils n’étaient guère plus de 100 pour la première manif de la jeunesse algérienne perpignanaise autour d’Aïcha Zellal qui revendique son communisme illibérien; de Karim éduc spé dans les PO; de Farid Mellal infirmier… Elle et ils sont français et aussi algériens, ils s’intéressent à ce qui se passe ici bien sûr, d’ailleurs ils sont impliqués dans la vie sociale, professionnelle, politique française… Pourtant ils s’intéressent aussi à ce qui se passe au pays de leurs pères. Ils veulent plus de liberté, plus de démocratie en Algérie, un candidat plus jeune, plus proches du peuple, un candidat qui dirige le pays démocratiquement avec les députés et les institutions élus. Ils veulent que l’armée, les services secrets algériens restent à leur place, c’est à dire au service de la citoyenneté. Sans vraiment soutenir de candidat face à Bouteflika, beaucoup ont été amenés à renoncer d’autres ne sont pas validés, ces jeunes refusent le 5ème mandat du vieux président malade, souvent absent, qui par conséquent confie son pouvoir à d’autres pour gouverner en sous main l’Algérie. Ceux là, souvent en uniforme et lunettes noires, agissent dans l’ombre. Là bas dans leur pays d’origine qui souvent ne les a même pas vu naître, les manifestations grossissent jusqu’à atteindre des participations colossales, impressionnantes tant par leur pacifisme que par le nombre grandissant de manifestants de vendredi en vendredi. Les jeunes, parmi lesquels beaucoup d’étudiants, y sont majoritaires. Le détail est important les Algériens manifestent un jour férié, habituellement aussi jour de prière. Enfin la contestation même si elle se rassemble autour du « non au 5ème mandat », traduit également un mal être social : chômage, précarité, bas salaires, protection sociale à plusieurs vitesses sont aussi une plaie en Algérie.

Nicolas Garcia.

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