Grève à la clinique Saint Pierre, grogne à Notre Dame d’Espérance et à Médipole! Les révélations ci-dessous feront l’effet d’une bombe!

Et si la grève à Saint Pierre permettait de révéler que le groupe propriétaire des trois cliniques « catalanes » et de bien d’autres, flanqué de Bridgepoint fond d’investissement anglais, organisait la fuite des bénéfices des cliniques, notamment de Saint Pierre vers la holding, au détriment de la qualité d’accueil, des conditions de travail et des rémunérations du personnel.

En attendant les agents poursuivent leur lutte difficile, dure mais belle et exemplaire. Elles et ils se battent pour être payer un peu plus que le smic, un treizième mois, une prime que l’on vient de leur rogner parce que pas assez de bénéfice, pour de meilleures conditions de travail et d’accueil. Le tout, disons-le, au bénéfice de l’usager que contrairement aux actionnaires elles et ils ne voient pas comme un client mais comme un patient. On leur dit qu’il n’y a pas d’argent lisez plutôt ce qui suit. La source est sûre, experts, impôts… Mais je l’écris bien sûr au conditionnel car il se peut qu’il y ait quelques erreurs, si c’est le cas que la direction du groupe ouvre ses livres. Quoi qu’il en soit la CGT a mandater un cabinet d’experts nommé Alliance pour examiner les comptes du groupe et les choses devraient vite s’éclaircir. N’oublions pas que ces cliniques sont alimentés par de l’argent public, celui de la sécu. Les grévistes ont bien sûr tout le soutien des communistes catalans et de leurs élus qui à plusieurs reprises ont été à leurs côtés depuis 8 jours que dure le conflit.

Historique récent du parcours financier du groupe (selon nos sources)!
  • Jusqu'en 2007 les médecins sont associés de la clinique Saint Pierre. Cette dernière a une charge globale de loyers de 900 000 € (2007) répartie sur trois ensembles de locaux. Le loyer des deux dernières extensions est notamment de 150 000 € environ seulement parce que la clinique a financé ces constructions (baux à construction). Ces bas loyers sont garantis pendant de longues durées via des baux à construction (23 et 25 ans).
  • En 2007 arrive le groupe financier MEDIPOLE SUD SANTE. Il rachète via une SCI les murs de la clinique mais sans mettre un € : il casse les baux et la SCI dont la clinique détient 99% emprunte y compris les frais d’acte. La SCI rembourse la banque grâce à un loyer versé par la clinique multiplié de plus de 400% ! (4,1 millions en 2011). Médipôle Sud Santé prend 8,64 millions d’€ de dividendes (exercice 2008). En comparaison, les médecins actionnaires n’en ont pris aucun.
  • 2012 c'est la qu'arrive le fond d'investissement anglais Bridgepoint. Malgré les promesses celui-ci n'amène aucun investissement. Au contraire : la direction du groupe (la holding) prendra 10 millions à Saint Pierre rien que sur l’exercice 2013 (9,98 exactement distribués au titre de l’exercice 2013).
  • En 2014 : MSS a besoin de cash pour racheter MEDIPARTENAIRES, elle ponctionne à la clinique Saint Pierre de 11,6 millions de dividendes (compte 2014). En faisant vendre les murs par la SCI de la clinique à ICADE SANTE et en récupérant le prix, le Comité d'Entreprise peut avoir très facilement le prix et ce qui en a été fait (vente du 6 juin 2014). Chez chiffres sont à confirmer mais il semblerait que nous parlions de sommes avoisinant les 72 millions d’€. Bien sûr l’argent de la vente va remonter à la société holding (MSS). Après remboursement des prêts, en tant qu’associés de sa SCI, la Clinique recevra en 2014,  25 millions d’euros de dividendes. Mais il faut bien comprendre que ces 25 millions d’€ ne sont ni de la création de richesse, ni le résultat de l’investissement réussi d’un entrepreneur qui a pris des risques. Ces 25 millions sont payés par la clinique au long cours : ICADE SANTE achète moins des murs que des loyers, elle  paie à condition que les loyers rentabilisent son investissement : des nouveaux baux de 12 ans sont signés. Chiffres à confirmer aussi mais on parle certainement de plus de 5 millions d'€ par an.
  • Résultat : la clinique, non seulement se voit ponctionnée via les dividendes (plus de 20 millions d’euros de 2008 à 2017), mais aussi au travers de l'une de ses principales charges, le loyer, celui-ci étant multiplié par 5 ou 6 permet de dégager du cash, via ICADE et de financer les achats de cliniques par ses actionnaires. A minima 40 millions d'€ prélevés sur la clinique et aucun investissement massif en 11ans. On explique ensuite qu'il n'y a pas d'argent pour les salaires, les conditions de travail et empêcher que l’outil se délabre et n’ai plus de marges pour se rénover.

Nicolas Garcia.

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