Les Gilets Jaunes catalans élargissent leur base et tiennent tête à Macron.

On ne peut accepter la criminalisation de l’action sociale, citoyenne, militante, politique et syndicale… Ne serait-ce que pour cette raison, même s’il y en a bien d’autres, cela valait le coup de se retrouver en ce samedi 5 janvier au centre ville de Perpignan, gilet jaune sur les épaules, avec plus de 2000 autres personnes à pied et en moto. Il n’est pas plus acceptable et pour tout dire inadmissible, de s’en prendre à des journalistes, voire à des salariés ou à du matériel de presse. Par ailleurs, annoncer quelques centaines de personnes à ce rassemblement de Gilets Jaunes quand n’importe qui pouvait compter au moins 2000 manifestants, peut apparaître comme une incroyable provocation. Il y avait plein d’autres raisons d’être présents samedi parmi les Gilets Jaunes : l’augmentation des retraites, salaires et pensions, la taxation des plus riches, le renouvellement du fonctionnement démocratique de notre pays, la mise en œuvre du Référendum d’Initiative Citoyenne (RIC) même s’il faut en discuter sérieusement les modalités… Sans bien sûr ne rien lâcher contre les idées racistes, homophobes mais aussi celles favorables au septennat, trés marginales dans le mouvement, il faut le reconnaître. Du Palais des Congrès à la préfecture en passant par le marché de noël, situé rive gauche de la Basse, les Gilets Jaunes catalans ont réalisé une véritable démonstration de force et ont montré à E Macron que ses mesurettes et les fêtes n’avaient pas eu raison de leur détermination et de leurs revendications.

Nicolas Garcia.

 

Publiée par Nicolas Garcia Benaiges sur Samedi 5 janvier 2019

Publiée par Nicolas Garcia Benaiges sur Samedi 5 janvier 2019

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