Espagne : acharnement des juges et procureurs contre les prisonniers politiques et ceux qui expriment leur solidarité.

Aujourd’hui 4 décembre 2017, Jordi Cuixart et Jordi Sanchez, présidents d’associations culturelle et citoyenne catalanes, sont emprisonnés pour leurs opinions depuis le 2 octobre (64 jours). Il en va de même pour 8 ministres (consellers) de la Generalitat, dont le vice président Oriol Junqueras, jetés le 16 octobre (50 jours) dans les prisons madrilènes pour les mêmes raisons, plus la mise en œuvre d’un programme électoral. Cette fin de semaine, le parquet espagnol a réclamé au juge du Tribunal Suprême Espagnol le maintien en détention provisoire des 10 prisonniers politiques, qui ne sont pourtant toujours pas jugés. Par ailleurs le Tribunal Supérieur de Justice, basé à Barcelona, a interdit, dans les lieux et les bâtiments publics, les rassemblements hors campagne électorale, le port ou l’affichage des lacets jaunes et même de la couleur jaune, symbole de l’exigence de la libération des prisonniers politiques catalans en Espagne. Ce même tribunal, saisi par la CUP (parti indépendantiste d’extrême gauche), a refusé d’interdire une manifestation convoquée par des partis d’extrême droite (dont España me atrevo et Som a temps) devant le siège national du parti, situé à Barcelona. Pour ceux dont la mission est de rendre la justice suprême en Espagne, un simple lacet jaune est plus dangereux que les provocations de partis pronant la haine, l’exclusion, la violence, le racisme. Et dire que Macron, Junker, et l’islamophobe, catalanophobe, Manuel Valls devenu la honte de la France, appellent encore l’Espagne une démocratie.

Nicolas Garcia.

 

 

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