Elne, mercredi 8 novembre : conseil municipal houleux où s’invitent les agents grévistes!

Ils étaient une bonne quarantaine auxquels il convient d’ajouter leurs soutiens, mais ont été surement les plus calmes, les plus silencieux, les plus respectueux pendant les débats du Conseil Municipal. Malheureusement on ne peut en dire autant de leurs patrons actuels, le grand maire, le petit maire et tous les autres de leur majorité qui ont multiplié les provocations verbales en ce conseil municipal du 8 novembre. Du monde donc dans le public, ajoutons-y huit gendarmes, quatre policiers municipaux, deux membres des renseignements généraux de la Gendarmerie et sans doute une huissière. Pour des gens prétendus intellectuellement honnêtes, les élus de cette majorité municipale étaient plutôt bien gardés le soir du conseil. Plusieurs points d’accrochage entre les élus d’opposition et la majorité. Sempiternelle évocation du passé lorsque l’inévitable adjoint, référent sur tous les sujets, parle de budget. Une stratégie de détournement d’attention qui n’aura trompé personne dans la salle, la majorité du public étant désormais habituée aux mensonges et contre-vérités des élus en place. Accrochage aussi sur les tarifs municipaux, notre opposition manifestant son désaccord sur le renouvellement et augmentation des taxes sur les terrasses (occupation du domaine public), sur les enterrements, l’augmentation des places sur le marché… Sur ce dernier point nous sommes intervenus pour alerter sur la désertification de notre marché du vendredi. A notre grande surprise, l’élue en charge du marché et le maire, considèrent au contraire que le marché du vendredi n’a jamais été aussi fréquenté. La population jugera! Dans ce conseil municipal il a été aussi question d’une fresque, sur la Route Nationale. L’occasion pour Roland Castanier d’aborder la question de la fresque réalisée par le peintre espagnol Manuel Sierra sur le thème de la Retirada et la Maternité. La mairie refuse toujours d’accrocher la fresque faite pour l’école primaire Joseph Néo sur les murs du plus ancien établissement scolaire d’Elne. Du coup cette fresque sera accrochée à l’inspection académique. Réponse de l’élue illibérienne en charge du dossier à Roland Castanier : « pourquoi vous ne la mettez pas au mémorial qu’ils ont fait là bas pour les juifs et compagnie… ». D’une grande finesse, n’est-ce pas?

Dans ce conseil, il a été aussi question de donner un nom à quelques giratoires de la communes, notamment celui de Simone Weil. Le groupe Communiste, Socialiste, Citoyen a demandé, sans s’opposer à la proposition, de rajouter à côté du nom de Simone Weil le qualificatif suivant : « ambassadrice de la Maternité d’Elne ». Au reste nous avons aussi suggéré de choisir un nom de rue plutôt qu’un giratoire, en effet on ne souvient pas toujours des noms des Rondpoints. Enfin sont arrivées les questions diverses, la première a été une proposition de nommer symboliquement comme citoyens d’honneur de la ville d’Elne, les dix prisonniers politiques catalans en Espagne (fin de non-recevoir de la part du maire). La deuxième était très attendue par le public, il s’agissait naturellement de la grève des agents communaux que le maire a refusé d’ajouter à l’ordre du jour normal, malgré la demande de notre présidente de groupe Annie Pezin. Manifestement effrayé par le débat, le premier magistrat voulait rapidement « classer l’affaire » et restant droit dans ses bottes refusait toujours de recevoir une délégation de grévistes désignée par les grévistes eux-mêmes. Il propose un comité Technique avec l’autre syndicat quant à lui non gréviste. Au mépris de la loi qui prévoit, en cas de préavis de grève, une rencontre entre l’employeur et une délégation de grévistes. Tel nous que le lui avons répété, c’est un peu comme si le maire faisait face à une grosse revendication et manifestation des habitants du quartier Les Closes et qu’il les invite à une réunion avec le quartier du Salita. L’édile illibérien refuse d’entendre les arguments développés par son opposition pourtant de nature à calmer le conflit. Il ne reconnaît pas la souffrance au travail, ni les autres atteintes à la dignité des agents. Même si nous lui rappelons que plus de 10 agents, dont au moins un qu’il a lui même recruté, ont du quitté la mairie souvent après une dépression et d’autres sont encore frappé par cette maladie et quand Annie Pezin, l’interroge sur le nombre de dossiers individuels qui sont dans une procédure de contentieux avec la mairie, le maire dit qu’il ne sait pas… Vraiment une situation irresponsable de blocage, sur laquelle le préfet devrait se pencher avant qu’il n’arrive un malheur.

Nicolas Garcia.

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