Elne : ce mercredi 11 juillet, conseil municipal houleux sur la piscine municipale, le poste de secours au Bocal du Tech, les fresques murales….

Au conseil municipal d’Elne, en ce mercredi 11 juillet quelques points de l’ordre du jour ont fait polémique, les personnes présentes dans le public pour défendre leur position contre la fermeture de la piscine municipale n’en sont pas revenues!

Premier motif de discorde entre majorité et opposition les sommes dépensées directement et les heures de travail passées par nos employés communaux au camping « Els Pedregets » alors qu’il vient d’être cédé au privé pour douze ans.

Deuxième point, le nouvel organigramme du personnel : « c’est au moins le 15ème depuis 2014! ». Pour mémoire la précédente municipalité en avait fait 3 en 13 ans. Les syndicats représentants le personnel ont voté contre (CGT) ou se sont abstenus (FASP), mais pour l’adjoint au maire Ferrer tout c’est bien passée. « Il y a des salariés qui ne savent même plus dans quel service ils travaillent ».

La troisième fresque murale a aussi suscité débat, notre groupe s’y est opposée, « deux ça suffit! », quand on ferme la piscine pour quelques dizaines de milliers d’€, il est difficile d’accepter de financer trois fresques à hauteur de 25000€ en tout bien qu’à ce jour aucun prix détaillé n’ait été fourni à l’opposition malgré nos demandes. Nous nous sommes aussi questionné, et cela a jeté un froid, sur l’existence d’un marché public pour ces fresques ou au moins trois devis. D’après la réponse du maire et de l’adjoint qui sait tout, la réponse est non. La justice s’intéressera peut-être à cette question. Déjà en début de conseil, la révision (voix off, images) du film projeté fin juillet (un mapping) Place République sur « l’histoire d’Elne », d’un coût supérieur à 20000€, n’avait pas engendré notre enthousiasme et donc notre adhésion.

Enfin de séance le refus d’ouvrir la piscine municipale, la suppression de la navette et la tentative, heureusement avortée par la préfecture, de fermeture du poste de secours au Bocal du Tech – Plage d’Elne ont provoqué un échange « musclé ». (les personnes intéressées, trouveront ci-dessous mon intervention in extenso). Le maire a justifié la suppression de la navette « elle ne sert à rien, il n’y avait personne » et celle de la fermeture de la piscine municipale, sans que nul n’ai vraiment compris dans la salle, les raisons et surtout les intentions de la municipalité. La seule chose que l’on aura saisi, est que pour quelques milliers d’€uros, la piscine restera fermée. Une des ineffables maires-adjointes, la même qui avait dit à Roland Castanier d’accrocher la fresque de son école « là bas à Rivesaltes avec les juifs et compagnie », s’est écriée à l’encontre des familles qui devront aller à la piscine d’Argelès « ils n’ont qu’à payer le bus à 1€ ». Au final « pour sauver les meubles » le maire s’est engagé à ce que la mairie rembourse toutes les familles d’Elne qui prendront le bus pour aller à la piscine d’Argelès. Vu la tête des élus de sa majorité et des secrétaires présentes, il a surpris tout le monde en sortant cette proposition du chapeau sans aucune préparation. Cela a immédiatement soulevé de notre part des questions de légalité et de faisabilité : « aucune délibération n’existe et le conseil ne se réunira plus jusqu’en septembre …, il n’existe pas non plus de régie créée à cet effet, donc le percepteur n’acceptera pas de rembourser les gens », enfin « les personnes devront-elles prouver, et si oui comment, qu’elles ont bien pris le bus pour aller à la piscine intercommunale, devront-elles garder les tickets de chaque jour durant deux mois à la fois du us et de la piscine? ». On a l’impression d’être vraiment dans le bricolage. Enfin concernant le poste de secours sur la plage d’Elne les réponses ont été, là aussi, édifiantes. Le maire a reconnu qu’il voulait fermer le poste et que la préfecture lui avait fait injonction d’ouvrir, s’il ne voulait pas se retrouver dans l’illégalité. Immédiatement après, le premier magistrat a parlé de sa « grande ambition pour la plage d’Elne » qui selon lui serait mieux appréciée par les illibériens s’il n’y avait plus de poste de secours, car il enlevait « l’aspect sauvage » de notre plage. Oui monsieur le maire « sauvage » c’est bien le mot pour décrire ce qui se passait sur la plage d’Elne avant que nous installions le poste de secours dans les années 2005 pour permettre, avec un certain succès, aux illibériens de reconquérir leur plage. Heureusement que la préfecture a mis la pression  sur la mairie d’Elne pour ne pas fermer ce poste. Le public abasourdi aura entendu une chose et son contraire dans la bouche du premier magistrat sur ce sujet et sur les autres.

Nicolas Garcia.

Mon intervention complète au conseil municipal de ce soir.

"Monsieur le maire,

D’emblée notre groupe vous demande de faire tout ce qu’il faut pour ouvrir la piscine municipale dans les jours qui vienne. Quand plus de mille illibériens signent une pétition en ce sens, le devoir d’un maire est d’entendre la revendication plutôt que de les traiter, je cite votre tract de « propagandistes (…) habiles et sans scrupules… ». En vérité, vous n’assumez aucun de vos choix et vous cherchez depuis plus de 4 ans à faire porter la responsabilité de vos orientations sur d’autres. Jusqu’à présent nous étions les seuls à être vos boucs-émissaires, maintenant vous en avez trouvé un nouveau avec la communauté de communes. Heureusement que vous avez été contraint d’ouvrir le poste de secours au Bocal du Tech, car entre la suppression de navette qui conduisait les illibériens à la plage, l’impossibilité de se baigner en sécurité au Bocal du Tech et la fermeture de la piscine d’Elne, ce sont de nombreuses familles modestes d’Elne que vous touchez de plein fouet. En fermant la piscine vous privez d’activité rafraichissante 80 personnes chaque jour, selon vos propres chiffres. Vous pouvez chercher toutes les excuses que vous voudrez dans les chiffres, parfois très farfelues, les gens d’Elne ne sont pas dupes, ils savent qu’aujourd’hui vous êtes entièrement responsable de vos choix et votre choix il est simple : un service public doit être rentable. C’est ce qui vous a conduit à abandonner les pompes funèbres municipales et le festival de Piano, à vendre le camping El Moli et certaines maisons de la ville haute, à donner au privé le Camping Els Pedregets, le fauchage des abords de voies et bassins d’orage, la peinture des bâtiments… C’est aussi ce qui vous a amené à vouloir abandonner le poste de secours à la plage d’Elne et à proposer la gestion de la Maternité à un privé… vous me pardonnerez cette liste à la Prévert mais j’en oublie surement encore.

Ce sont vos choix, assumez-les !

Notre piscine n’est pas totalement aux normes ? Et alors la belle affaire! Tant que l’on fait ce qu’il faut pour que l’ARS nous donne l’autorisation d’ouvrir comme cela a été le cas jusqu’à aujourd’hui, on peut ouvrir. Si tous les établissements publics qui ne sont pas complètement aux normes devaient fermer, rien qu’à Elne, la maison de retraite, le vieux collège Paul Langevin, l’ancien centre de loisir et même l’école Joseph Néo aurait du être fermés… Vous inventez aussi des incivilités à la piscine que je n’ai jamais connues en 13 ans de mairie ! La vérité c’est que vous aviez décidé de fermer cet équipement public, que vous n’y avait rien fait cet hiver et que cela complique la réouverture même si vous la vouliez. Laissez-moi vous le dire, nombre d’illibériens pensent que dans cette affaire on se moque d’eux et ils ont compris que comme vous voulez tuer votre chien, vous voulez nous faire croire qu’il a la rage ou moins, prosaïquement, que dans l’intention de fermer la piscine cet été, vous l’avez laissée se dégrader tout l’hiver, sans aucun entretien, sans « la faire tourner ».

Cet abandon hivernal nous coûte cher!

Car il faudra expliquer comment et pourquoi ces difficultés, apparemment indépassables aujourd’hui, n’ont pas conduit l’ARS à interdire l’ouverture de notre piscine en 2014, 2015, 2016 et 2017, c’est donc qu’elle répondait aux normes acceptables. Vous nous expliquerez surement aussi ce que vous avez fait depuis 4 ans pour éviter d’en arriver là. On constate que vous avez trouvé de l’argent pour le mapping de la projection du film de fin juillet (au moins 20000€) pour les 3 fresques (25000 € et non 50000€ comme j’avais écrit auparavant), pour la fête antique qui a couté une vraie fortune sur un seul jour, pour investir des dizaines de milliers d’€ au camping « Els Pedreguets »  alors que ce dernier vient d’être délégué au privé pour douze ans.

Enfin il va falloir nous expliquer ce qui va se passer maintenant : soit la filtration et la chloration de la piscine sont maintenues pour préserver l’avenir et donc pourquoi ne pas carrément l’ouvrir et mettre des recettes en face du coût de l’électricité et des produits; soit vous la laissez en l’état et cela deviendra un espace abandonné, l’eau va croupir, devenir une « nurserie » pour moustiques, y compris Tigres, et l’équipement est condamné à jamais ; soit vous enterrez définitivement notre piscine au sens propre comme vous l’avez fait au sens figuré."
Un petit souvenir laissé dans les escaliers de la mairie par celles et ceux qui ont été traités par le maire de « propagandistes … habiles et sans scrupules… »
Les opposants à la fermeture devant la mairie d’Elne le 110718

 

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Elne : ce mercredi 11 juillet, conseil municipal houleux sur la piscine municipale, le poste de secours au Bocal du Tech, les fresques murales…. »

  1. Cette municipalité brille par sa nullité et son incompétence. On pourrait demander leur démission parce que là c’est du gros n’importe quoi. De l’amateurisme et pourtant ils se croient très fort.

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