Elne : l’association Terra dels Avis veut son centre d’interprétation.

Vendredi 2 mars, l’association illibérienne Terra Dels Avis tenait assemblée générale devant une bonne soixantaine de ses membres et des élus dont votre serviteur, le maire, quelques adjoints et Annie Pezin. Que de chemin parcouru en 13 ans!  Quand le regretté Auguste Oms et le persévérant Joan Lluis Mas entraient dans mon bureau pour m’annoncer la naissance de cette association qui visait à récupérer les savoir-faire agricoles, maraichers et autres, d’Elne et de la plaine du Roussillon. D’emblée le but n’était pas de mettre tout cela dans un musée mais d’en faire un centre d’interprétation afin de les transmettre et que cela serve aux générations futures. Quelque part le postulat de départ était de considérer que l’agriculture a un avenir, malgré les apparences. Cela semble se confirmer ces derniers temps. En effet, de nouveaux agriculteurs utilisant la permaculture et l’agriculture biologique s’installent à Elne et développent tout un engouement avec AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne), des mouvement comme « ramène ta graine », une « grainothèque »… Aujourd’hui l’association « a réussi son coup », elle grandit, attire des adhérents et certains jeunes. Vendredi dernier, trois jeunes agriculteurs se trouvaient dans la salle, c’est dire si TDA évolue dans le bon sens.

Trois axes majeurs l’animent :

  • la défense du Canal d’Elne, vraiment en danger à cause des nouvelles dispositions de la loi ou devrais-je dire des nouveaux dogmes des services de l’Etat sur la continuité écologique;
  • le développement de l’agriculture sur Elne traditionnelle, permaculture et  biologique;
  • enfin le gros morceau, le centre d’interprétation (que je soutiens à 300%).

A propos de ce dernier, le président Joan Lluis Mas s’est montré très critique à l’égard de la municipalité qui donne le sentiment de « trainer la jambe ». Pour lui sans le centre d’interprétation l’association n’a guère lieu d’être. Il souhaite l’ouvrir à plein d’autres partenaires potentiels, institutionnels voir même associatifs ou privés. Ce centre d’interprétation sera le lieu charnière où le public pourra voir les outils et les savoirs faire ancestraux, découvrir les techniques et les orientations d’aujourd’hui, déguster des produits locaux, manger un morceau, venir chercher son panier à l’AMAP, apprendre à tailler la vigne ou le pêcher, suivre des conférences, consulter un livre… Bref un outil formidable au service du développement de l’agriculture et de tout un terroir. Il ne faut pas laisser passer cette occasion! Voilà par exemple qui serait un bien meilleur investissement que la maison du projet vouée à l’échec!

Nicolas Garcia.

 

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