Le Département appelle à se battre pour la liberté des prisonniers politiques catalans et dénonce le déni de démocratie à deux pas de chez nous.

Mercredi 11 avril la majorité du Conseil Départemental a livré à la presse d’aqui sa position sur la situation chez nos frères catalans. La présidente Hermeline Malherbe, entourée de plusieurs conseillères et conseillers départementaux dont j’étais à été très claire à ce propos. Extraits de l’intervention de la présidente du Département : « Depuis huit mois, ce qui se déroule chez nos voisins interpelle et dès le mois de septembre, nous – Majorité départementale – avons pris position pour dénoncer les atteintes aux droits et aux libertés fondamentales et appeler au dialogue politique (…). A plusieurs reprises (5 ou 6 depuis l’été), nous avons fait part de notre indignation et de notre inquiétude. Le 26 mars encore, à l’occasion de notre dernière session plénière, nous avons condamné les nouvelles arrestations ainsi que les démonstrations brutales et autoritaires qui ne peuvent être une solution. » … « Aujourd’hui, alors que des responsables catalans font à nouveau des propositions de discussion, il est indispensable que de nouvelles voix s’élèvent pour que cette porte ne soit pas encore refermée et que des échanges soient programmés. Une solution politique soit trouvée à un problème politique. » …  » En France comme en Europe, la situation ne doit plus être occultée ou sous-estimée, elle n’a que trop duré et il n’est pas tolérable de voir encore des actes de répression être diligentés, et c’est à nouveau le cas depuis le début de la semaine. Les appels au dialogue doivent donc se généraliser et comme nous le faisons depuis septembre, comme des maires de notre département l’expriment désormais au travers de motions ou d’un manifeste »… Nous appelons l’ensemble des élus des Pyrénées-Orientales, maires, conseillers municipaux, présidents de communautés de communes, conseillers communautaires, conseillers départementaux et régionaux, parlementaires… pour que la France et l’Union Européenne pèsent de tout leur poids, à se prononcer pour : l’indispensable reprise des discussions politiques entre la Catalogne et l’Etat espagnol, la fin des violences policières et des sanctions injustifiées, la libération des responsables politiques et associatifs emprisonnés ainsi que le retour des exilés, comme le réclamera d’ailleurs la manifestation prévue dimanche 15 avril à Barcelone. Alors que le Parlement catalan tentera encore, vendredi 13 avril, d’élire un Président, il est impérieux qu’un fonctionnement démocratique reprenne ses droits chez nos voisins. »

Je suis également intervenu à cette occasion, au delà de la dimension affective à l’égard des familles et des personnes touchées par les poursuites, emprisonnements, privations de droits fondamentaux, exil contraint pour éviter l’injuste prison… il y a la dimension politique. Nous assistons à une dérive autoritaire de plusieurs états membres de l’Union Européenne ou aux portes de celle-ci (Turquie, Hongrie, Autriche, Russie, Espagne…) et les évènements dans notre pays avec notamment l’évacuation musclée de la fac de Nanterre et de la ZAD de Notre Dame des Landes ne nous rassurent pas sur la France. En tout cas la démocratie est réellement en danger aux portes de chez nous en Catalogne sud, j’en ai donné plusieurs exemples récents ou plus anciens durant la conférence de presse de mercredi. J’ai eu l’occasion de rajouter entre autres : « lorsque il y a danger pour les valeurs démocratiques ou républicaines universelles telles que les entendaient les révolutionnaires français où telles que les a toujours porté la France dans le monde sans par ailleurs toujours se les appliquer à elle même, il est irresponsable et c’est une faute politique de dire que le problème est hispano – catalan. Les atteintes à la démocratie et aux droits fondamentaux sont l’affaire de tous ceux qui dans le monde se disent démocrates ou attachées aux valeurs de la république. »  On se souviendra que c’est la position d’Emmanuel Macron, de son gouvernement et singulièrement du député En Marche de notre département  Romain Grau, je ne parle même pas ici de la position honteuse, lamentable, cynique et grave de Manuel Valls qui a justifié, (parfois même en a rajouté), toutes les décisions de l’Etat et de la justice Espagnols, sans une seule fois dénoncer la violence et les manquements démocratiques de l’Espagne à l’égard de la Catalogne et des catalans.

Nicolas Garcia.

 

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